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Reiser: les étudiantes le trouvaient "malsain", témoigne le doyen de la faculté

Le doyen de la faculté des sciences historiques de Strasbourg décrit le malaise que suscitait Jean-Marc Reiser auprès des étudiantes.

C'est un témoignage qui assombri encore le portrait du principal suspect dans le disparition de Sophie Le Tan: le doyen de la faculté des sciences historiques de Strasbourg, où Jean-Marc Reiser a obtenu un master en archéologie, décrit sur notre antenne le malaise provoqué par le quinquagénaire avec plusieurs étudiantes.

"C'est quelqu'un qui est assez imposant physiquement, grand et massif. Les étudiantes étaient impressionnées et le trouvaient malsain. Elle ne se sentaient pas du tout à l’aise avec lui", raconte Jean-Yves Marc.

"Comportements lourds"

Jean-Marc Raiser, placé en garde à vue après que des traces de sang de Sophie Le Tan ont été retrouvées à son domicile, suscitait chez les étudiantes de la faculté de Strasbourg une méfiance certaine.

"Depuis que cette affaire est dans le domaine public, un certain nombre d’étudiantes témoignent de comportements qu’elles jugeaient un peu lourds, insistants", relate le doyen de la faculté. "Plusieurs d’entre elles ont été invitées à venir chez lui, ou à aller se baigner dans des rivières, choses qu’elles ont bien fait de refuser. Il y en a au moins une d’entre elles qui me disait que lorsqu’elle discutait avec lui, elle se faisait toujours accompagner d'un garçon, parce qu’elle ne le sentait pas."

La menace potentielle représentée par Jean-Marc Reiser était pourtant passée relativement inaperçue pendant son cursus universitaire. Un enseignant avait certes appris au doyen qu'un stage de fouilles, nécessaire pour obtenir un diplôme d'archéologie, ne "s'était pas très bien passé", mais "n'avait rien remarqué d'autre", mettant la mésentente sur le compte de la différence d'âge.

Louis Nadau