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Reims: il discute avec une fillette pour obtenir des photos nues et tombe sur un gendarme

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- - L'homme pensait discuter avec une fillette de 12 ans.

Un homme a été condamné un an de prison après avoir été reconnu coupable de "détention d'image pédopornographique" et "proposition sexuelle faite à un mineur". Il devra également s'astreindre à un suivi socio-judiciaire.

Un homme était jugé mardi par le tribunal correctionnel de Reims, dans la Marne, pour "détention d'images pédopornographiques", en état de récidive, et "proposition sexuelle faite à un mineur de moins de 15 ans par un majeur utilisant un moyen de communication électronique". Il a écopé d'un an de prison ferme et devra s'astreindre à un suivi socio-judiciaire pendant dix ans incluant des soins, rapporte L'Union.

Cet homme de 49 ans a été interpellé le 26 septembre dernier. Il a été confondu par ses conversations sur Internet avec plusieurs jeunes filles dont Laura. Comme aux autres, l'homme a réclamé des photos nues de la fillette âgée de 12 ans. Sauf que derrière ce pseudonyme se cachait un gendarme qui traque les pédophiles. Lors de l'analyse de l'ordinateur du suspect, les conversations avec des mineures et des photos pédopornographiques ont été découvertes.

Plusieurs séjours en hôpital psychatrique

Interrogé par le président du tribunal, le quadragénaire a expliqué vouloir faire de la prévention auprès des mineures pour leur expliquer les dangers de l'utilisation d'Internet. "Il voulait faire fuir ces jeunes filles, il s’y est mal pris mais c’était véritablement son intention", assure son avocate, cité par le quotidien local. L'homme était placé sous curatelle renforcée et a déjà réalisé plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Une situation qui se serait aggravée après 2009 et le décès de la mère du prévenu.

Le procureur adjoint de Reims a fait preuve de moins de compassion à l'égard du prévenu. Dénonçant la défense de celui qui se présente comme un "pédagogue", il rapporte les "fantasmes", "offres", "sollicitations insistantes, répétées et extrêmement crues" exprimées dans les conversations retrouvées dans l'ordinateur. En plus de sa condamnation, le nom de l'homme sera inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FJAISV).

J.C.