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Fin de la rave party en Bretagne: plus de 1200 verbalisations et 5 interpellations

Selon nos informations, le système son qui avait été installé dans le hangar désaffecté a été démonté. Les camions dans lesquels il se trouvait ont quitté la fête clandestine depuis une ou deux heures.

La rave party qui se déroulait depuis jeudi soir à Lieuron (Ille-et-Vilaine) a pris fin ce samedi matin. Des centaines de fêtards ont pu être vus en train de quitter les lieux. Les gendarmes étaient présents sur place.

Selon nos informations, le système son qui avait été installé dans le hangar désaffecté a été démonté. Les camions dans lesquels il se trouvait ont quitté la fête clandestine aux alentours de 6h.

1200 verbalisations

À 11h15, plus de 1200 verbalisations ont eu lieu, dont 800 pour non-respect du couvre-feu, non-port du masque et participation illicite à un rassemblement, a indiqué la préfecture de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine, ce samedi matin, sur Twitter. Un chiffre confirmé ensuite par le préfet en conférence de presse. Cinq personnes ont également été interpellées.

Un véhicule a été intercepté, lors d'un contrôle routier, avec des platines, des enceintes et un groupe électrogène dans le coffre. Son conducteur est en garde à vue, a appris BFMTV auprès de la gendarmerie.

Le ministre de l'Intérieur s'est également félicité que la rave party se termine "sans violence" grâce aux forces de sécurité intérieure présentes.

"Les forces de sécurité intérieure, nombreuses cette nuit à ma demande et les contrôles intensifs mis en place, conduisent à l’arrêt de la rave party illégale à Lieuron sans violence. Nous poursuivons les contrôles et la verbalisation de chaque participant dès son départ du site", a-t-il indiqué sur le réseau social.

Une intervention délicate

Près de 2500 personnes, en provenance de différents départements et de l’étranger, étaient réunis au sud de Rennes depuis deux jours, en plein contexte de crise sanitaire et de couvre-feu nocturne.

Un important dispositif de gendarmerie était en place afin de sécuriser les abords du site et les axes de circulation. Une intervention des gendarmes était délicate, car elle aurait pu provoquer, par exemple, un mouvement de foule et mettre en danger ces centaines de personnes.

Une enquête a été ouverte par le parquet et a été confiée à la brigade de recherche de Redon notamment sous les qualifications: d'organisation illicite d'un rassemblement festif à caractère musical, violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique, dégradation de biens d'utilité publique, dégradation du bien d'autrui en réunion, travail dissimulé, tenue illicite de débit de boisson et infractions à la législation sur les stupéfiants et notamment la facilitation de l'usage.

Clément Boutin Journaliste BFMTV