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Radicalisation: plusieurs fermetures d'établissements dans le milieu sportif

Plus de 120 contrôles ont été effectués sur la radicalisation et cinq établissements ont dû fermer. Le ministre de l'Intérieur a reconnu qu'il n'avait en revanche pas de visibilité sur les "clubs clandestins".

En parallèle des explications sur la tuerie de la préfecture de police de Paris, Christophe Castaner a dévoilé ce mardi les premières conclusions des contrôles faits sur la radicalisation dans le domaine sportif. Devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale, il a notamment annoncé la fermeture de cinq établissements.

Au 2 octobre, 127 contrôles ont été effectués dans des clubs sportifs de 35 départements, dont 42 structures de sport de combat et 14 stands de tirs. À la suite de ces contrôles, les autorités ont procédé à "cinq fermetures d'établissement", ont ordonné "cinq incapacité d'exercer", "quatre mises en demeure", "23 rappels à la législation", ainsi "qu'un signalement au procureur de la République", a annoncé le ministre de l'Intérieur.

Clubs clandestins

"Nous avons une connaissance des clubs officiels, pas forcément des clubs clandestins, c'est un vrai sujet de préoccupation", a en revanche reconnu Christophe Castaner.

Il invite donc les élus locaux à faire remonter toutes les informations disponibles sur le sujet aux préfets afin de pouvoir agir. Le ministre était auditionné avec son secrétaire d'État Laurent Nuñez sur d'éventuels "dysfonctionnements" ayant précédé l'attaque à la préfecture de police de Paris, qui a fait quatre morts jeudi dernier.

Esther Paolini