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Quatre jeunes meurent dans l'incendie d'une ancienne usine dans le Nord

L'ancienne usine de Wattrelos, un lieu "hyper-sécurisé" selon le maire de la ville.

L'ancienne usine de Wattrelos, un lieu "hyper-sécurisé" selon le maire de la ville. - -

Quatre jeunes hommes d'une vingtaine d'années sont décédés samedi dans l'incendie d'une ancienne usine désaffectée à Wattrelos, un site "hyper-sécurisé", dans laquelle ils s'étaient introduits.

Quatre jeunes gens sont morts samedi et dimanche des suites des blessures causées par l'incendie, survenu dans la nuit de vendredi à samedi, d'une ancienne usine de Wattrelos (Nord), un lieu pourtant "hyper-sécurisé" selon le maire de la ville.

Le 4e jeune homme intoxiqué par les fumées dégagées par l'incendie est décédé dimanche après-midi à l'hôpital de Lille, selon une source policière.

Ses trois amis, âgés de 19 à 21 ans, avaient eux aussi été asphyxiés, a indiqué cette source.

Les quatre jeunes gens, qui habitaient chez leurs parents, se sont introduits dans l'usine désaffectée dans la nuit de vendredi à samedi et ont probablement "fait du feu pour se réchauffer, qui s'est transformé en brasier" vers 02H00 du matin, a expliqué la source policière, confirmant des informations de La Voix du Nord.

"Coincés avec la fumée"

"Ils se sont sauvés du mauvais côté" du bâtiment et se sont retrouvés "coincés avec la fumée" et pris d'"asphyxie", selon cette source.

L'un des jeunes hommes était déjà mort à l'arrivée des secours. Le deuxième a succombé dans la journée de samedi, et le troisième dans la nuit de samedi à dimanche.

"Il y a peu de chances pour que (l'incendie) soit criminel", a estimé la source policière.

Le maire PS de Wattrelos, Dominique Baert, s'est dit "abasourdi par l'effroi et la douleur". "La fête des mères aujourd'hui rend d'autant plus cruelle la survenue de l'événement", a-t-il remarqué.

Dominique Baert a décrit les victimes comme "des copains sans histoires, qui habitaient à moins de 100m du lieu où ils ont perdu la vie".

Selon lui, des matériaux hautement toxiques ont pris feu lors de l'incendie, ce qui pourrait expliquer qu'aucune des victimes n'ait survécu. Le maire a aussi souligné qu'il serait aussi important de "comprendre comment ils ont pu s'introduire sur un site hyper-sécurisé et vidéo-protégé".

D'après lui, les garçons ont peut-être escaladé les deux grilles de l'usine, car les cadenas qui y étaient posés sont restés intacts.

"Des investigations sont en cours"

Il y a deux ans, un accident mortel avait déjà eu lieu dans un poste électrique attenant à l'usine, où un homme avait réussi à s'introduire, a expliqué l'élu.

Depuis, "il y a eu de vrais gros efforts de sécurisation du site", promis à la démolition à l'automne prochain, a souligné Dominique Baert.

Le bâtiment est notamment doté de caméras de surveillance censées se déclencher lorsqu'elles détectent une présence humaine.

Les bandes vidéos vont être étudiées par les enquêteurs, a ajouté le maire.

"Des investigations sont en cours" pour déterminer les causes de l'incendie et des autopsies seront réalisées en début de semaine prochaine, a précisé le parquet de Lille.

L'enquête a été confiée au commissariat de Roubaix.


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