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PSG: revivez la journée d'audience des "casseurs"

Les douze prévenus sont jugés pour les violences qui ont eu lieu lundi soir à Paris.

Les douze prévenus sont jugés pour les violences qui ont eu lieu lundi soir à Paris. - -

Douze personnes ont été jugées en comparution immédiate ce mercredi, suite aux incidents en marge des festivités pour la victoire du PSG, lundi soir. Revivez ici leurs audiences.

Dans la salle des pas perdus du palais de justice de Paris, l'ambiance était agitée, ce mercredi. De nombreux journalistes sont venus assister aux comparutions immédiates de douze "casseurs" présumés, accusés notamment de violences sur policiers, vols, et dégradations, survenus lundi soir, en marge des festivités pour le Paris Saint-Germain.
>> Retrouvez ici notre synthèse de cette journée d'audiences


00h00 - Les quatre derniers prévenus ont demandé un délai pour être jugés. La procureur a requis trois mises sous contrôle judiciaire et un placement en détention provisoire. La présidente s'est retirée pour délibérer.

23h40. Les Brésiliens relaxés. Le tribunal a décidé de relaxer les trois prévenus brésiliens au bénéfice du doute. Ils étaient poursuivis pour des coups de pied et un coup de poing contre un policier, qui n'a pas pu se présenter à la barre.


23h00. Nouvelles réquisitions. Dans la chambre correctionnelle 23-2, l'audience n'est pas terminée. La procureure, après un très long réquisitoire, a décidé de demander six mois de prison, dont trois avec sursis, pour chacun des trois prévenus brésiliens, poursuivis pour un coup de poing et des coups de pieds contre un policier, ainsi que l'interdiction de se rendre au Parc des Princes, qu'ils ne connaissent de toute façon manifestement pas.


22h30. Un relaxé, trois coupables. Dans l'autre chambre, les décisions du tribunal sont tombées. Le premier prévenu, âgé de 18 ans, a été condamné à trois mois avec sursis pour le jet de canettes sur un policier. Le second, qui pleurait lors de l'audience, a été relaxé au bénéfice du doute pour les violences, mais a écopé de deux mois de prison ferme pour rebellion lors de son interpellation.

Le troisième, âgé de 22 ans, a obtenu trois mois avec sursis, lui aussi pour jet de bouteilles, et le quatrième un mois avec sursis, pour le même type de faits. Les peines prononcées ont été inférieures aux réquisitions du procureur.


21h30. "Jamais entendu parler du PSG". C'est désormais le neveu du premier prévenu, lui aussi poursuivi pour violences sur un policier, qui est interrogé. Brésilien de 20 ans, il n'est en France que depuis deux mois, et affirme "ne jamais avoir vraiment entendu parler du PSG". La présidente s'en étonne, arguant que le Brésil est la patrie du football. Le prévenu sourit et explique qu'ils ont vus "le début de la fête à la télévision", et ont décidé de s'y rendre. Arrivés sur place, ils ont découvert "la guerre".


21h20. Un prévenu en larmes. Dans l'autre chambre, le procureur a requis six mois ferme contre un quatrième prévenu, poursuivi pour des jets de bouteille contre des policiers. D'après une journaliste présente dans cette salle, l'homme, un ouvrier de 25 ans travaillant en intérim, est en larmes, tout comme sa compagne, assise dans le public. Il nie tout ce qu'on lui reproche.


21h10. "Juste pour la fête". L'homme, interpellé sur les Champs-Elysées, est poursuivi pour avoir donné un coup de poing à un policier. Il nie en bloc, et raconte avoir été arrêté sans ménagement alors qu'il voulait défendre son frère, non francophone, qui filmait la situation et venait d'être encerclé par des policiers.

La présidente, en lisant le dossier, affirme que les trois prévenus, interrogés séparément, ont donné la même version des faits, confirmée ensuite par une caméra de surveillance filmant la zone. Tous trois ne sont pas supporters du PSG mais racontent être venus "juste pour la fête".


21h00. Dans le box en famille. Les prévenus dans le cadre des incidents liés aux festivités pour le PSG sont désormais au nombre de trois dans le box. Nelson, 33 ans, est le premier à être jugé. A ses côtés, son frère, et son neveu. L'homme est Brésilien, mais parle bien français. Il vit en France depuis huit ans.


20h50. Jugé coupable. La première décision tombe. Le prévenu, Michael, est reconnu coupable pour violences envers policiers, et condamné à quatre mois de prison, dont deux ferme, assortis d'un mandat de dépôt. La présidente a refusé en revanche la constitution de partie civile du PSG dans cette procédure, estimant que le club n'a pas subi d'infraction en lien direct avec le prévenu.


19h45. Trois mois ferme. La procureur requiert six mois, dont trois mois ferme, à l'encontre de Michael, et une interdiction de passer dans le 16e arrondissement durant deux ans. Le visage du prévenu pâlit soudainement. Son avocate, elle, demande la relaxe au bénéfice du doute. La décision est mise en délibéré et sera donnée après la suspension d'audience.

19h40. Casier judiciaire. "Nous avons un témoin qui n'a rien vu. En revanche, la confusion dans la description du déroulement de sa soirée illustre le chaos qui a régné ce soir-là", lance la procureur dans son réquisitoire. La présidente l'interrompt brièvement pour mentionner que le prévenu a été condamné en 2007 à huit mois d'emprisonnement pour vol aggravé.


19h25. Trois mois ferme. Dans l'autre chambre correctionnelle, le procureur a requis trois mois ferme contre le prévenu, Arnaud, âgé de 22 ans, poursuivi pour le jet de bouteille en verre contre des policiers, et six mois dont trois mois ferme contre le second prévenu, poursuivi lui aussi pour violence sur policiers. Tous deux ont nié toute participation.


19h15. Témoin. Un jeune homme, Giuseppe, se présente à la barre, il dit être un "ami proche" de Michael. Il confirme la version du prévenu, et affirme qu'il portait un maillot très "populaire", "porté par "plein de supporters", sous-entendant que son ami a pu être confondu avec un autre. "J'ai 26 ans, à cet âge-là, on ne fait plus ce genre de bêtises."


19h05. "Je n'ai rien fait". Michael affirme qu'il marchait en direction de la Tour Eiffel en compagnie de nombreux autres supporters, quand soudain: "j'ai vu tout le monde courir, alors j'ai fait pareil. Là, des policiers m'ont attrapé, et m'ont donné des coups de matraque. Mais je n'ai rien fait."


18h50. Maillot rouge. Le prévenu, "supporter du club depuis tout petit", porte un maillot rouge à l'effigie du club. Le soir des faits, les policiers se sont retrouvés face à un groupe nombreux de supporters, très agités. Ils disent avoir vu un homme, dont la description physique correspond au prévenu, jeter une bouteille en direction du seul policier en tenue -les autres étant en civil.

Ce suspect portait ce même maillot rouge. Mais Michael est formel, il n'a "jamais" levé le bras. En revanche, il affirme que son argent a disparu après l'interpellation. "Je compte bien porter plainte plus tard..."


18h40. Premier prévenu. Michael, 27 ans, arrive dans le box des prévenus. Il est poursuivi pour avoir envoyé des projectiles sur un policier en tenue mais conteste les faits. Il a été interpellé lundi dernier, vers 22h20, par la brigade anti-criminalité, parmi "un groupe d'une quarantaine de personnes, très excitées, habillées aux couleurs du PSG", selon le procès-verbal des policiers. Quatre d'entre eux se sont portés partie civile.


18h30. Vol de portefeuille. La présidente du tribunal, Isabelle Pulver, décide de traiter une autre comparution immédiate, pour vol de portefeuille, avant de rentrer dans le vif du sujet pour le dossier "PSG".


18h15. Deux chambres pour ce dossier. Parmi les douze prévenus, huit sont jugés dans la chambre correctionnelle 23-2, et quatre autres dans la 23ème chambre. Dans cette dernière, l'audience a déjà repris depuis une dizaine de minutes. Le premier prévenu, âgé de 22 ans, est jugé pour le jet de bouteilles en verre sur des policiers.


18h00. L'audience va reprendre. La salle est désormais pleine à craquer. Les huit prévenus ne sont pas encore entrés dans la salle 23-2. Quatre sont poursuivis pour violence sur policiers, et quatre pour le vol de marchandises dans des cartons posés à l'entrée du magasin de vêtements Abercrombie&Fitch, sur les Champs-Elysées.


17h50 - Une maman interloquée. Dans la file d'attente pour pénétrer de nouveau dans la 23ème chambre se trouve la mère de K., le plus jeune des prévenus, qui devait passer ce mercredi matin un oral d'espagnol pour son bac. "Il est d'une naïveté confondante. C'est un grand mou, trop gentil, qui était au mauvais endroit au mauvais moment", explique cette femme, qui se retrouve pour la première fois dans un tribunal pour son aîné.

Le seul tort qu'elle lui reconnaisse? "Etre malade du PSG! Il est fan à n'en plus pouvoir de ce maudit club, et je l'avais prévenu de ne pas se rendre à cette maudite fête lundi soir, me doutant que ça tournerait mal. "Oui maman", m'a-t-il répondu par texto...", maugrée-t-elle.


17h45 - Venus soutenir "les copains". La moyenne d'âge du public s'est considérablement rajeuni depuis une heure. De jeunes adolescents sont venus soutenir leurs "copains", poursuivis pour vol. Tous affirment qu'ils étaient venus "pour faire la fête". "On pensait pas que ça allait dégénérer, même nous on a été surpris", explique l'un d'eux.

Leur avocate, Yasmina Le Ber, explique qu'il s'agit "d'un lycéen, un étudiant, et deux autres qui travaillent". "Ils sont insérés socialement, et n'ont pas du tout le profil type de "casseurs"".


17h05 - L'âge des prévenus. Dans ce dossier, dans la chambre correctionnelle 23-2, quatre jeunes hommes, âgés de 20, 27, 33 et 36 ans, comparaissent pour violences sur policiers. Quatre autres, âgés de 18, 19, 21 et 22 ans, sont poursuivis pour vol en réunion dans le magasin de vêtements Abercrombie & Fitch, sur les Champs-Elysées.


16h55 - La justice débordée. Alors qu'elle achève la cinquième procédure en comparution immédiate dont elle était saisie, la présidente du tribunal décide de faire un point. "Il est 16h50, il nous reste dix dossiers... Nous avons un problème", tranche la magistrate dans un sourire. Elle décide de suspendre l'audience et de juger en priorité à son retour les huit prévenus qui comparaissent dans le cadre des incidents liés au PSG.


14h30 - Détention de cocaïne et vol de jus de fruits. Les autres affaires défilent lentement, les unes après les autres. Dans la chambre 23-2, la présidente fait face à un colosse en costume, jugé pour conduite sous l'emprise de stupéfiants, après avoir mis en délibéré sa décision contre un autre prévenu arrêté en possession de cocaïne. Dans la 23ème chambre, c'est un vol de jus de fruits dans une supérette qui est jugé...


14h00 - Retard. Les comparutions étaient prévues à 13h30. Mais dans la salle 23-2, la greffière indique que les avocats commis d'office des prévenus n'ont pas tous eu le temps de regarder les dossiers de leurs clients. La présidente décide de faire passer d'autres affaires pour leur laisser du temps.


13h30 - Deux juges pour les comparutions. Les douze jeunes prévenus sont jugés dans deux salles différentes selon les faits reprochés. Quatre d'entre eux sont jugés dans la 23ème chambre correctionnelle, les huit autres dans la 23-2, pour violences sur policiers, vols en réunion, et dégradations volontaires.


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Alexandra Gonzalez