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Féminicide de Julie Douib: son ex-compagnon condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

Une affiche "Justice pour Julie" devant le tribunal judiciaire de Bastia, le 10 juin 2021.

Une affiche "Justice pour Julie" devant le tribunal judiciaire de Bastia, le 10 juin 2021. - Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

Bruno Garcia-Cruciani était jugé depuis vendredi à Bastia pour le meurtre de son ex-compagne, Julie Douib, à L'Île-Rousse en 2019.

Au terme de cinq jours d'audience, la cour d'assises de Bastia a condamné ce mercredi Bruno Garcia-Cruciani à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans pour le meurtre de son ex-compagne, Julie Douib, en 2019 à L'île-Rousse.

"Je n'avais rien préparé"

Un peu plus tôt dans la journée, l'avocate générale avait requis la perpétuité contre l'accusé, mais également la déchéance de son autorité parentale sur ses deux fils, une période de 15 ans de suivi socio-judiciaire avec injonction de soins et 15 années d'interdiction de port d'arme.

Bruno Garcia-Cruciani, 44 ans a reconnu être venu au domicile de son ex-compagne, avec qui il avait eu deux fils de 8 et 10 ans et dont il était séparé depuis septembre 2018, et lui avoir tiré dessus avant de se rendre aux gendarmes. Pendant son procès, il a en revanche nié toute préméditation:

"Je n'avais rien préparé", a-t-il clamé.

À la barre, il a refusé de présenter des excuses à la famille de son ex-compagne, disant les réserver à ses enfants, qu'il a pourtant condamnés à une "douleur à perpétuité" selon leur avocate.

Le meurtre de Julie Douib, dont l'accusé était séparé depuis quelques mois et avec qui il avait eu deux fils, avait suscité une vague d'indignation en France, entraînant l'organisation par le gouvernement d'un sommet sur les violences faites aux femmes.

Il avait débouché sur 46 mesures dont le déploiement de bracelets antirapprochement, mais son effet est jugé mitigé par les associations qui regrettent un nombre de féminicides toujours alarmant avec 90 cas en 2020.

Par E.P avec AFP