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Procès de l'A13: de 14 à 30 ans de prison requis contre 8 des accusés

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L'avocat général a requis des peines allant de 14 à 30 ans de prison contre huit des accusés, lors du procès du meurtre d'un automobiliste sur l'A13 en 2010. Mohamed Laidouni avait été lynché sur une bretelle d'autoroute à hauteur des Mureaux (Yvelines) après un léger accrochage en voiture.

De 14 à 30 ans de prison ont été requis mercredi contre 8 jeunes hommes des Mureaux, dans les Yvelines, jugés pour le meurtre de Mohamed Laidouni, un automobiliste battu à mort sous les yeux de sa famille sur l'autoroute A13 en 2010. L'avocate générale a également requis 4 ans de prison, dont un avec sursis, contre la conductrice de la Renault Clio qui avait eu l'accident avec le véhicule de la famille de la victime, à l'origine de la rixe mortelle. Elle a enfin demandé 4 ans de prison dont deux avec sursis contre le dernier jeune mis en cause.

Il a été « exécuté »

L'accusation a justifié la sévérité de ses réquisitions, insistant sur « l'intention de tuer » des accusés, réfutant la thèse d'une « simple bagarre » qui a mal tourné. Mohamed Laidouni n'est pas mort « d’une vilaine chute ». Il a été « exécuté », « ils l'ont lynché au sol », « on a choisi de s'acharner sur lui sans aucune limite », a asséné l'avocate générale pour entamer son réquisitoire devant des accusés impassibles, recroquevillés sur leur banc. Ces hommes « étaient animés de l'intention de tuer », a-t-elle insisté.
L'avocate générale a fustigé l'attitude des accusés qui ont minimisé leur responsabilité devant la cour. « Ils font partie de la même bande, entre eux gouverne la loi du silence, dans les quartiers on ne parle pas », a-t-elle déploré.

« C'est la dictature de l'émotion qui a joué »

« Les peines requises sont extrêmement lourdes. C'est la dictature de l'émotion qui a joué », a réagi auprès de l'AFP Me Jean-Christophe Tymoczko, un des conseils des accusés. « Le problème est que tout le monde peut s'identifier à Mohamed, l'automobiliste sans histoire victime d'un malheureux accident qui dégénère », a-t-il souligné. « Il faudra quand même que la cour isole les responsabilités. On sait très bien qu'ils ne sont pas tous impliqués de la même manière », a relevé Me Aurélien Barbaut, autre avocat de la défense. Le procès se poursuivait avec les premières plaidoiries de la défense. Le verdict prévu vendredi.

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Philippe Gril avec AFP