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Procès Concorde: Paul Lantieri interpellé au procès

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Paul Lantieri, l'un des principaux prévenus du procès du cercle de jeux parisien Concorde qui s'est ouvert lundi à Marseille, s'est présenté à l'audience au tribunal correctionnel en compagnie de son avocat. Il a été interpellé et placé en détention.

Paul Lantieri avait échappé à un coup de filet de la police en novembre 2007. L'homme d'affaire bastiais, l'un des principaux prévenus du procès du cercle de jeux parisien Concorde qui s'est ouvert lundi à Marseille, s'est présenté à l'audience au tribunal correctionnel, en compagnie de son avocat Me Emmanuel Daoud. Il a été interpellé à l'ouverture du procès et placé en détention.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé le placement en détention de Paul Lantieri. Il comparaîtra ainsi, pendant les quatre semaines que doit durer le procès, dans le box des prévenus.

Sortie sous escorte policière

Costume gris, chemise blanche, l'allure décontractée, cet homme de grande taille est arrivé au palais de justice accompagné de son avocat Me Emmanuel Daoud, saluant du regard certains de ses 19 co-prévenus, en embrassant d'autres, avant de prendre place dans une salle bondée.

Il est sorti vers 10h20, cette fois sous escorte policière, l'audience ayant été suspendue le temps qu'un mandat d'arrêt délivré en 2010 à son encontre lui soit formellement notifié. Peu avant midi, il a été placé en détention par le tribunal.

Membres présumés du milieu corso-marseillais

Il avait été mis en examen pour abus de confiance et de biens sociaux, association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée, corruption et extorsion d'engagement, ainsi que diverses infractions à la législation sur les jeux. Il comparaît aux côtés d'anciens salariés du Cercle, de membres présumés du milieu corso-marseillais, d'un banquier suisse et de l'ex-gendarme Paul Barril, absent lundi mais qui pourrait être entendu le 10 juin. Lantieri encourt 10 ans de prison.

Il ne s'est jamais manifesté durant l'instruction, sauf par un courrier adressé fin 2011 dans lequel son avocat avait demandé un non-lieu. "Vous étiez le grand absent de cette information judiciaire durant laquelle beaucoup de choses ont été dites", a dit la présidente du tribunal, Christine Mée. "Je tiens à m'expliquer", a-t-il répondu.

Cet ancien gérant d'une discothèque à Bonifacio (Corse-du-Sud), puis d'une brasserie à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), présenté ironiquement comme "dispendieux et fuyant" par l'accusation, a été dans le collimateur du fisc et de la justice depuis la fin des années 1990.