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Prison: le gouvernement veut étendre considérablement la vidéosurveillance

Jean-Jacques Urvoas sur le plateau de RMC, le 13 juillet 2016.

Jean-Jacques Urvoas sur le plateau de RMC, le 13 juillet 2016. - BFMTV

Filmer dans sa cellule tout détenu dont "l'évasion ou le suicide pourraient avoir un impact important sur l'ordre public" ou émouvoir particulièrement l'opinion: c'est ce que permet un projet d'arrêté du garde des Sceaux.

Le projet d'arrêté de Jean-Jacques Urvoas, qui doit en particulier encadrer la surveillance de Salah Abdeslam dans sa cellule de Fleury-Mérogis, est un texte "portant création de traitements de données à caractère personnel relatifs à la vidéoprotection de cellules de détention". Il prévoit que "la décision de placement d'une cellule de détention sous vidéoprotection est prise par le garde des Sceaux pour une durée de trois mois, renouvelable".

Taillé sur mesure pour Salah Abdeslam

Cet arrêté, qui doit encore être présenté au comité technique de l'Administration pénitentiaire, étend considérablement le dispositif existant. Jusqu'ici, la vidéosurveillance était possible pour les détenus présentant un risque aigu de suicide, et pour une durée de 24 heures, renouvelable. Le nouveau système de "vidéoprotection" est réservé aux personnes placées en détention provisoire "dont l'évasion ou le suicide pourraient avoir un impact important sur l'ordre public eu égard aux circonstances particulières à l'origine de leur incarcération et l'impact de celles-ci sur l'opinion publique". Ce texte semble donc taillé sur mesure pour le dixième membre du commando des attentats djihadistes du 13 novembre dernier.

A.M avec AFP