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Prison de Grasse: un détenu casse à deux reprises les murs de sa cellule

La maison d'arrêt de Grasse dans les Alpes-Maritimes.

La maison d'arrêt de Grasse dans les Alpes-Maritimes. - Google Maps - Cristian Elmedi

Un homme détenu à la prison de Grasse dans les Alpes-Maritimes a cassé les murs de sa cellule à deux reprises la semaine dernière.

Un détenu placé en quartier disciplinaire à la maison d'arrêt de Grasse dans les Alpes-Maritimes a cassé à deux reprises, la semaine dernière, les murs de sa cellule pour passer dans la cellule voisine, selon des syndicats pénitentiaires qui dénoncent un défaut de construction.

En mai, dans le quartier des mineurs de la même prison, sept jeunes détenus avaient traversé successivement les murs de huit cellules pour aller passer à tabac un autre détenu.

"Cela traduit un défaut de construction, les murs sont en carton", a souligné Hervé Segaud, délégué régional pénitentiaire FO pour le Sud-Est, confirmant une information de France 3 Côte d'Azur. La direction de la prison, sollicitée par l'AFP, n'a pas réagi.

"Pas une tentative d'évasion"

Ce défaut de construction ne concerne que les murs mitoyens des cellules, et non ceux qui donnent sur l'extérieur, a indiqué Hervé Segaud qui a précisé que la prison de Grasse, ouverte en 1992, faisait partie du programme "13.000" qui avaient vu la construction de 13.000 places dans de nouveaux établissements. 

"Il ne s'agit pas d'une tentative d'évasion mais de la volonté de quelqu'un de protester contre sa présence à Grasse alors qu'il aurait voulu être transféré à la prison de Nice", a précisé le syndicaliste.

Le détenu, présentant un profil psychiatrique problématique, a en outre dans la même semaine cassé à deux reprises le mobilier de sa cellule, aussi bien en quartier disciplinaire qu'en quartier de détention, et endommagé le grillage de la cour de promenade. Il a été transféré dès vendredi dans une unité spécialisée à Marseille.

Hervé Segaud souligne que FO a demandé au niveau national un "fléchage" adapté des détenus, pour éviter que les individus dangereux ne se retrouvent dans des établissements non prévus pour eux, rappelant l'évasion début juillet de Redoine Faïd de la prison de Réau en Seine-et-Marne non adaptée, selon lui, au profil de ce repris de justice.

J.B avec AFP