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Prison d'Arras: un détenu s'est évadé par les toits

L'individu était écroué à la maison d'arrêt d'Arras pour une affaire de tentative d'homicide au couteau.

L'individu était écroué à la maison d'arrêt d'Arras pour une affaire de tentative d'homicide au couteau. - -

Un prisonnier de la maison d'arrêt d'Arras s'est évadé, ce lundi matin, en passant par les toits.

Un détenu âgé de 24 ans s'est évadé ce lundi matin de la maison d'arrêt d'Arras (Pas-de-Calais) en passant par les toits, ont indiqué des sources concordantes. Le détenu, écroué pour une affaire de tentative d'homicide au couteau, sans qu'on sache s'il est déjà condamné, s'est évadé de la maison d'arrêt par les toits, a indiqué une source policière.

Evasion par les toits

Yoann Candelier, né en 1990, s'est semble-t-il évadé par les toits, au niveau de la salle de sport de la prison, a déclaré Frédéric Charlet, secrétaire régional adjoint de l'Ufap-Unsa Justice. "Il s'est fait aider d'autres détenus pour accéder aux toits dans les combles et après, il aurait cassé des tuiles au niveau de la toiture et sauté à l'extérieur", a-t-il précisé.

Les équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) de la pénitentiaire, ainsi qu'un important dispositif policier ont été déployés sur place, selon Frédéric Charlet, confirmant des informations de la Voix du Nord. Les policiers ont découvert le blouson du détenu dans un terrain à l'extérieur de l'établissement.

Le prisonnier n'avait pas encore été jugé, selon Miguel Noël, secrétaire du syndicat FO à la maison d'arrêt.

Miguel Noël a par ailleurs dénoncé la "vétusté" de la prison, "très mal entretenue" selon lui. "On avait dénoncé il y a déjà plusieurs semaines la vétusté de la maison d'arrêt et notamment un plafond qui s'était partiellement écroulé au niveau de la salle de sport, à cause des grosses pluies qui sont tombées il y a quelques semaines", a-t-il ajouté.

"Le plafond de la salle de sport de la prison présentait un trou qui menait directement aux combles au niveau de la toiture" et dont le diamètre "était suffisant pour que quelqu'un puisse passer", a indiqué le syndicaliste, qui affirme que la direction avait été alertée.

"Les bâtiments de la maison d'arrêt d'Arras ont été construits en 1866 et la mise en service de l'établissement date de 1867", indique sur son site internet le ministère de la Justice, qui ajoute qu'"entre 1984 et 1986, l'établissement fut fermé, afin de procéder à des aménagements". Le bâtiment accueille selon M. Noël quelque 280 détenus pour 180 places.

Un appel à témoins a été diffusé par la gendarmerie d'Arras pour tenter de retrouver le détenu, "corps mince, yeux bleus et crâne rasé".

S. C. avec AFP