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La colère d'un homme après l'arrêt cardiaque de son frère dans un restaurant-club de Cannes

Des zones de flou entourent la mort de Stéphane Behkit, dans la nuit du 15 au 16 août, dans un établissement de Cannes. Une analyse toxicologique est en cours pour déterminer les causes du décès.

"J'en ai imaginé des scénarios dans ma vie, mais celui-là jamais". Stéphane Behkit, un habitant de la commune de Mougins, dans les Alpes-Maritimes, est mort dans la nuit du 15 au 16 août dans un restaurant-club de Cannes. Au cours d'une soirée avec cinq amis, cet homme de 52 ans a fait un arrêt cardiaque après avoir consommé de la drogue.

"Pourquoi n'appelle-t-on pas tout de suite le SAMU?"

"On le voit sur la vidéosurveillance remonter des toilettes, faire quatre pas et tomber", raconte son frère, Bruno, interrogé sur BFMTV. Un médecin qui participait à la soirée est intervenu en premier, relayé par le pompier de service. Ils ont pratiqué un massage cardiaque sans succès.

Bruno Behkit accuse l'établissement de négligeance et se pose de nombreuses questions sur le déroulé du drame. "Pourquoi faut-il trente minutes pour appeler les pompiers? Pourquoi sont-ils appelés pour un malaise alors que c'est un arrêt cardiaque? Pourquoi n'appelle-t-on pas de suite le SAMU? Est-ce-que c'est parce qu'ils n'ont pas les autorisations pour faire danser les gens et d'avoir autant de monde qu'ils ne préviennent pas de suite les secours? On ne sait pas", s'interroge-t-il.

Une analyse toxicologique en cours

Le soir du drame, l'établissement cannois est bondé, au mépris des règles sanitaires et de sécurité, selon Bruno Behkit. Sa mort est-elle due seulement à la prise de stupéfiants? L'enquête n'a pas encore tranché.

"L'autopsie a été réalisée et ne peut à elle seule confirmer un tel type de décès, seule une analyse toxicologique le pourra. Cette analyse est en cours", a indiqué à BFMTV Valérie Tallone, procureure adjointe du tribunal judiciaire de Grasse.

L'avocat de la famille Behkit envisage de porter plainte contre X pour non-assistance à personne en danger, trafic de stupéfiants et homicide involontaire.

Clément Boutin Journaliste BFMTV