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Pour entrer dans une bande, il est séquestré et menacé lors d'un rite initiatique

La victime s'est vue prescrire trois jours d'incapacité totale de travail.

La victime s'est vue prescrire trois jours d'incapacité totale de travail. - -

Deux individus de 24 et 25 ans ont ligoté et enfermé un troisième homme, plus jeune, lors d'un rite initiatique.

Deux hommes ayant menacé de mort et séquestré un jeune de 18 ans lors d'un rite initiatique ont été interpellés mercredi et seront jugés vendredi en comparution immédiate au tribunal de Melun en Seine-et-Marne, a-t-on appris de source policière.

"Le plus jeune a refusé de donner 500 euros aux deux autres pour qu'ils s'achètent des stupéfiants" prélude à une entrée dans leur bande, a déclaré cette source, ajoutant que les faits se sont déroulés le 12 février dans une cité d'un quartier sensible de Nangis, en Seine-et-Marne.

Les deux individus, âgés de 24 et 25 ans et qualifiés de "petites crapules locales", ont ensuite enfermé le troisième dans leur appartement.

Menaces de mort au marteau et à la scie

Après l'avoir ligoté aux poignets et aux chevilles avec des rallonges électriques, ils l'ont soumis "tout l'après-midi" à un "rite initiatique".
La victime a reçu des coups de poing et des menaces de mort "au marteau et à la scie". Ses agresseurs l'ont également aspergé de liquide inflammable, avant de mettre le feu à son pantalon. "Il lui ont même fait sniffer ce qu'ils ont prétendu être de la cocaïne", a poursuivi la source policière, sans pouvoir confirmer la nature du produit, mais indiquant que la victime avait ressenti des effets.

Le jeune homme a finalement été libéré, et a prévenu les forces de l'ordre, après avoir refusé d'aller "voler le tiroir caisse d'une petite supérette" à la demande de ses agresseurs. Ils ont été interpellés mercredi lors d'une importante opération ayant mobilisé 60 gendarmes, l'un des deux hommes étant particulièrement connu pour être violent.

Jugés vendredi en comparution immédiate à Melun pour "menaces de mort matérialisées", les prévenus ont nié les faits durant leur garde à vue mais des "éléments matériels permettent de les incriminer", selon cette même source.

La victime, qui s'est vue prescrire trois jours d'incapacité totale de travail (ITT), "va bien physiquement mais a vraiment vu sa dernière heure arriver", a-t-elle ajouté.

S. C. avec AFP