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Photographe agressé à Reims: un deuxième suspect mis en examen

Le quartier de Reims où un photo-journaliste de l'Union a été agressé, le 1er mars 2021.

Le quartier de Reims où un photo-journaliste de l'Union a été agressé, le 1er mars 2021. - FRANCOIS NASCIMBENI © 2019 AFP

Âgé de 21 ans, le jeune homme s'était rendu vendredi au commissariat de Reims. Il a déjà été condamné deux fois pour extorsion et détention de stupéfiants, entre 2017 et 2019.

Un deuxième suspect dans l'enquête sur la violente agression, à Reims, d'un photo-journaliste du journal L'Union le 27 février a été mis en examen ce samedi pour participation à un groupement en vue de préparer des actes de violences ou des dégradations.

Sous contrôle judiciaire

Âgé de 21 ans, né à Reims, le jeune homme a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment interdiction de se rendre dans le quartier prioritaire de Croix-Rouge théâtre de l'agression-, obligation de respecter un couvre-feu en plus du couvre-feu administratif lié au Covid-19 et interdiction d'entrer en contact avec d'autres protagonistes du dossier.

"La peine encourue pour cette seule infraction, un an, ne permettait pas d'envisager, sur le plan légal, des réquisitions de placement en détention provisoire qui ne sont permises que si la peine encourue est d'au moins trois ans", a souligné dans un communiqué le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

Ce jeune homme, qui s'est présenté vendredi au commissariat de Reims où il a été ensuite placé en garde à vue, a été condamné deux fois par le tribunal correctionnel de Reims pour extorsion et détention de stupéfiants, entre 2017 et 2019.

Pronostic vital reste engagé

Mercredi, un jeune homme de 21 ans de nationalité algérienne, condamné à huit reprises en 2018 et 2019, avait été mis en examen pour "tentative de meurtre aggravée" et placé en détention provisoire.

Il est soupçonné d'être celui qui a porté les coups au journaliste, notamment lorsqu'il était au sol, alors que ce dernier "exerçait son métier, et pour ce motif", dans le quartier sensible de Croix-Rouge, avait expliqué M. Bourrette.

Le 27 février, venu couvrir les apparents préparatifs d'une rixe, le photographe du quotidien régional l'Union avait été pris à partie par un groupe de 13 personnes, alors qu'il se trouvait près de sa voiture floquée du logo du journal.

Une semaine après l'agression, Christian Lantenois, 65 ans, "est toujours hospitalisé dans un état critique mais stable, avec un pronostic vital qui reste engagé", rapportait l'Union sur son site samedi.

par E.P avec AFP