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Pas de Calais : un tueur en série... de chats fait trembler un village

Les chats du village d'Haisnes, dans le Pas de Calais, sont la cible d'un dangereux tueur en série.

Les chats du village d'Haisnes, dans le Pas de Calais, sont la cible d'un dangereux tueur en série. - Koen van Weel / ANP / AFP

A Haisnes, dans le Pas de Calais, un dangereux criminel empoisonne les chats d'un quartier du village. A mesure que les cadavres de félins s'empilent, le mystère s'épaissit.

Mais qui peut bien en vouloir aux chats de la ville d’Haisnes? En une dizaine de jours, pas moins de dix cadavres de félins ont été retrouvés autour de la Cité 13. A chaque fois, un même diagnostic: empoisonnement au Temik, un poison foudroyant. 

Le chat d’Olinda, une habitante du quartier, fait partie des victimes. Elle confie à la Voix du Nord: "On l’a retrouvé mort, caché derrière un garage. Il avait les yeux grands ouverts et la gueule pleine de sang. J’en avais vu un autre dans cet état-là, l’après-midi même… En fait ce jour-là, trois chats sont morts dans la cité." Le rapport d’autopsie est glaçant: "Il n’avait plus d’estomac."

Si les amis des félins s’inquiètent à juste titre, la psychose va bien au-delà. En effet, le Temik est extrêmement dangereux pour l’homme. Ce pesticide pourrait, selon les spécialistes, tuer un individu en seulement quelques minutes. Totalement interdit en France depuis 2007, il était auparavant utilisé principalement pour la culture de betteraves à sucre.

Déjà, en 2013...

Et le tueur pourrait ne pas en être à son coup d'essai. En 2013, dans le même quartier, près de trente chats avaient péri dans les mêmes souffrances. Mais l’hécatombe s’était arrêtée d’elle-même, entraînant le classement de l’enquête.

La recrudescence des crimes a incité la mairie à communiquer auprès de ses administrés, afin d’éviter une catastrophe d’une plus grande ampleur: "Toute personne touchant une dépouille empoisonnée au Temik risque elle-même de s’empoisonner mortellement en cas d’ingestion involontaire, même à faible dose. Un seul granulé suffit à décimer un chien de type berger allemand." 

En attendant, les habitants du coin craignent pour leurs animaux: dans les rues de la cité 13, plus un chat ne traîne. De nombreuses plaintes ont été déposées mais l’empoisonneur court toujours. Pour rappel, les faits de cruauté envers les animaux sont punis par la loi de deux ans de prison ferme et 30.000 euros d’amende.

François DE LA TAILLE