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Police-Justice

Pas-de-Calais: la mère et le beau-père de l'enfant puni pour avoir fait pipi au lit mis en examen

Le petit garçon a été découvert à proximité d'un canal.

Le petit garçon a été découvert à proximité d'un canal. - Denis Charlet - AFP

Le petit garçon aurait été forcé à courir sur plusieurs kilomètres en pleine nuit. Après avoir été mis en examen pour "crime et homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans", sa mère et son beau-père ont été placés en détention provisoire mercredi.

La mort du petit Yanis a été causé par un traumatisme crânien consécutif à des violences volontaires. Le beau-père et la mère du petit garçon découvert mort dans la nuit de dimanche à lundi à proximité d'un canal à Ayre-sur-Lys, dans le Pas-de-Calais, ont été mis en examen mardi. Yanis pourrait avoir succomber à une sanction-punition.

Le beau-père est poursuivi pour "crime et homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans" et "violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans par une personne ayant autorité". Il risque la réclusion à criminalité. La mère de l'enfant a été mise en examen pour "abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit" et encourt jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

Mercredi, le parquet de Boulogne-sur-Mer a indiqué que les deux personnes avaient été placées en détention provisoire.

Coups de lampe-torche

Le petit garçon de 5 ans aurait été forcé à courir dehors dans la nuit parce qu'il avait uriné au lit. Selon le parquet de Saint-Omer, il aurait été contraint de courir sur "plusieurs kilomètres le long de canal La Lys". Des traces de coups ont également été repérées lors de l'autopsie. "Ce décès par traumatisme crânien, avec la présence d'hématomes sous-duraux, serait consécutif à plusieurs impacts qui seraient des coups de lampe-torche" infligés par le beau-père. Sous la violence, la lampe-torche se serait cassée.

Le beau-père, âgé de 30 ans, décrit "comme un survivaliste qui rêve de vivre en communauté avec ses quatre chiens", ne "se rend pas forcément compte de la gravité des faits", a-t-il précisé. Quant à la mère, 23 ans, "elle est dans un autre monde", a-t-il poursuivi, précisant qu'elle avait expliqué lors de son audition que les corrections régulières qu'infligeaient le beau-père à l'enfant étaient "pour son bien et pour lui remettre les idées en place".

J.C. avec AFP