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Paris: deux fonctionnaires de police jugés en avril pour la vidéo d'un jeune homme empalé sur un poteau

Un policier (Photo d'illustration)

Un policier (Photo d'illustration) - AFP

En avril dernier, les parents du jeune homme avaient été très choqués par la diffusion de cette vidéo de leur fils empalé sur le poteau d'un trottoir à Paris. Celle-ci avait été tournée par deux fonctionnaires de police, qui seront jugés en avril prochain.

Deux policiers doivent être jugés en avril pour leur responsabilité dans la diffusion d'une vidéo macabre d'un homme empalé sur un poteau de trottoir à Paris l'an dernier, a-t-on appris mercredi auprès du parquet confirmant une information du Parisien.

Le parquet de Paris a convoqué les deux fonctionnaires de police devant le tribunal correctionnel de Paris pour "détournement d'images de vidéosurveillance".

Les parents du jeune homme choqués

L'un sera aussi jugé pour "violation du secret professionnel" et l'autre pour recel de ce délit. Fin septembre 2018, un jeune homme était mort à l'hôpital après sa chute d'un immeuble du XVIIe arrondissement sur un potelet de trottoir.

Plusieurs vidéos dont des images de vidéosurveillance de la rue puis d'autres de l'homme en agonie au bloc opératoire de l'hôpital Beaujon de Clichy en Hauts-de-Seine avaient circulé sur les réseaux sociaux. Les deux policiers ne sont poursuivis que pour la captation des images de vidéosurveillance.

Le parquet de Paris avait confié le 3 octobre 2018 à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) une enquête pour "violation du secret professionnel".

Les parents du jeune homme, très choqués par la diffusion de ces images, avaient ensuite porté plainte, notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée".

Selon le Parisien, l'un des prévenus est un opérateur de vidéosurveillance d'un commissariat parisien qui était habilité à visionner les images. Le second est un collègue ayant reconnu avoir filmé les images avec son téléphone, avant de les partager sur un groupe WhatsApp de policiers.

Les enquêteurs n'ont toutefois pas identifié la ou les personnes ayant diffusé la vidéo sur internet, selon le quotidien.

Jeanne Bulant avec AFP