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Pantin: un couple jugé après avoir frappé un directeur de centre de loisirs

Des parents seront jugés pour avoir agressé un directeur de centre de loisirs accusé un temps d'attouchements par leur garçon

Des parents seront jugés pour avoir agressé un directeur de centre de loisirs accusé un temps d'attouchements par leur garçon - AFP

Les parents d'un garçon de cinq ans seront jugés en février pour la violente agression du directeur d'un centre de loisirs de Pantin (Seine-Saint-Denis) qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Bobigny.

Des coups de casque

Ces parents comparaîtront en février devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny pour violences en réunion sur personne chargée d'une mission de service public, a précisé le parquet. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès.

Des sources concordantes avaient indiqué lundi à l'AFP que le directeur du centre de loisirs, 43 ans, avait été frappé vendredi soir "à coups de casque" par les parents d'un enfant de cinq ans, qui avait raconté avoir subi des attouchements.

Le garçon a "reconnu avoir menti"

Le directeur souffre de graves blessures à la main et s'est vu prescrire 45 jours d'ITT, selon une source proche de l'enquête. Le père a dit aux enquêteurs avoir lancé un casque "sur un coup de sang" vers le directeur, qui l'aurait selon lui esquivé, a précisé cette source. La mère reconnaît lui avoir donné "quelques claques". Aucun n'explique la gravité des blessures dont souffre le directeur.

Auditionné par les services de police au lendemain de cette agression, le petit garçon "a reconnu avoir menti", a-t-on indiqué de même source. La mère continue à soutenir que "son fils a été victime" d'agression sexuelle, a ajouté la source. Selon elle, "si son fils a dit avoir menti, c'est parce qu'il était impressionné par les policiers". 

Les parents, âgés d'une quarantaine d'années, ne sont pas connus des services de police. La mère est représentante de parents d'élèves. Le parquet de Bobigny a classé l'enquête qui avait été ouverte concernant les allégations d'agression sexuelle.

M.L. avec AFP