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Ouverture du procès d'un homme qui a tué sa femme à coups de marteau

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Le procès d'un père de famille, qui a tué sa femme à coups de marteau se croyant atteint d'une maladie incurable, a débuté lundi devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine.

L'accusé, chemise sombre et lunettes rondes, a écouté tête baissée la lecture des faits qui lui sont reprochés par la présidente du tribunal Arielle Bailet. "Mon client est abasourdi et ne comprend toujours pas ce qu'il a fait. Il y a un décalage énorme entre l'auteur du drame et l'homme à la barre aujourd'hui", a indiqué son conseil Maître Fabien Arakelian.

Les faits remontent au 19 octobre 2010. Un des trois enfants du couple, alors âgé de quinze ans, découvre sa mère, une enseignante au lycée d'Antony, gisant dans son sang à leur domicile. Le père, un ancien cadre de chez Renault, a laissé un mot en évidence dans la maison : "J'ai appris mon cancer du sang (...) Le pire est d'imaginer que Maman refasse sa vie avec un autre", est-il écrit.

Selon une enquêtrice de la police judiciaire entendue comme témoin par le tribunal, "le mobile n'était pas financier et la famille était visiblement épanouie". Mais l'homme était devenu "gravement dépressif" et "hypocondriaque" à la suite d'un accident de vélo en mai 2010. Il était convaincu d'avoir contracté une leucémie incurable.

Tout l'enjeu du procès, qui doit durer trois jours, sera de déterminer si l'accusé était responsable pénalement au moment des faits.

L'homme encourt la réclusion criminelle à perpétuité.