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Orly: "Mon fils n'a jamais été un terroriste", témoigne le père de l'homme abattu

Des policiers enquêtent au logement de l'assaillant d'Orly, à Garges-les-Gonesse.

Des policiers enquêtent au logement de l'assaillant d'Orly, à Garges-les-Gonesse. - Thomas Samson - AFP

Sorti de garde à vue ce dimanche matin, le père de l'assaillant d'Orly témoigne. Pour lui, son fils ne faisait jamais la prière mais buvait. "Il n'a jamais été un terroriste", assure-t-il.

Le père de l'homme qui s'est attaqué samedi à une patrouille de militaires à l'aéroport d'Orly avant d'être abattu a affirmé ce dimanche que son fils, qui ne priait pas mais buvait, n'avait "jamais été un terroriste", au micro d'Europe 1.

"Sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive", a-t-il témoigné à l'issue de sa garde à vue.

L'autopsie de la victime doit avoir lieu dans la journée afin de déterminer justement s'il était sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants au moment des faits. Braqueur multirécidiviste signalé comme radicalisé en prison, ce Français d'origine tunisienne de 39 ans, s'est dit prêt à "mourir" au nom d'Allah lors de son attaque à Orly, d'après François Molins, le procureur de la République.

"Je te demande pardon, j'ai fait une connerie..."

Son père et son frère s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat samedi en fin de matinée, après avoir été contactés par l'agresseur qui venait de tirer sur des policiers lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse, au nord de Paris.

"Il me téléphone à 7h ou 8h du matin. Il était énervé à l'extrême, même sa mère n'arrivait pas à le comprendre. Il me dit 'Voilà papa, je te demande pardon, j'ai fait une connerie avec un gendarme'... Je lui ai dit non, moi je ne donne pas mon pardon parce que tu as touché à un gendarme", a relaté le père de l'assaillant.

Il tente de savoir où est son fils, pour venir le voir, mais ce dernier lui répond seulement qu'il "est sur l'autoroute" avant de mettre fin à la conversation et foncer vers la banlieue sud, où il volera une voiture avant d'aller à Orly.

"En fin de compte, c'est moi qui paye"

Inquiet, le père explique alors s'être rendu au commissariat, où il a été placé quelques heures en garde à vue. Également venus d'eux-mêmes à la police samedi, un frère et un cousin de l'assaillant étaient toujours entendus par la police dimanche matin.

"Lorsque j'arrive au commissariat, c'est là où j'ai trouvé que la police avait fait son travail. Ils ne m'ont pas dit directement qu'il était décédé. C'est un choc, mais qu'est-ce que vous voulez? C'est la fréquentation et la drogue... En fin de compte, c'est moi qui paye", a conclu le père de l'assaillant.

P. P. avec AFP