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Orléans : 4 pères de famille toujours retranchés sur la cathédrale

Les quatre pères de famille restants réclament la garde alternée de leurs enfants "à 50/50"

Les quatre pères de famille restants réclament la garde alternée de leurs enfants "à 50/50" - -

Sur les neuf personnes (huit hommes et une femme) qui avaient investi une terrasse de la cathédrale d’Orléans jeudi, quatre y ont passé la nuit. Ils se disent « pacifiques » et se battent pour obtenir la garde alternée de leurs enfants « à 50/50 » avec les mères.

Quatre pères de famille très déterminés sont encore perchés sur la cathédrale d'Orléans, dans le Loiret, sur les neuf personnes (huit hommes et une femme) qui avaient investi une terrasse de l'édifice religieux jeudi après-midi. Cinq d'entre eux en sont redescendus en début de soirée, dont la mère.

Ils devraient partir « samedi au plus tard »

Yann Drouet, sous-préfet du Centre et Loiret, déclare faire en sorte que « la situation ne s’envenime pas et que tout le monde reste en sécurité ». Concernant le comportement des quatre pères de famille, il se veut confiant : « A priori, ils veulent juste se faire entendre et nous ont laissé entrevoir qu’ils partiraient samedi au plus tard ». D’ici là, l’objectif du sous-préfet consistera à instaurer le dialogue : « On va leur expliquer que la solution à leur situation ne se trouve pas en haut de cette cathédrale, mais dans les voies de recours auprès de la justice ».

« Ce sont des appels de détresse »

Stéphane Joly, père retranché, réclame de revoir ses deux fils. Il assure ne pas les avoir vus depuis trois ans. Sur le ton de la boutade, il lance vouloir rester perché « deux ans si je pouvais » avant de se déclarer, plus sérieusement, capable de tenir « très très très longtemps ». Il dénonce une injustice : « Ce sont des appels de détresse de parents. On n’est pas là pour faire les sauvages. On est complètement pacifiques. On vient parce qu’on ne sait pas comment parler à un juge, qui ne nous écoute pas du tout » regrette Stéphane Joly.

« On est juste coupables d’aimer nos enfants »

Frédéric, autre père toujours sur la terrasse de la cathédrale, se désolidarise totalement du mouvement machiste ou masculiniste. « On demande la résidence alternée à 50/50, autant la maman que le papa ». Il évoque « le handicap » que constitue le fait d’être privé d’un de ses parents : « Sans un parent, l’enfant, c’est comme si on l’amputait d’une jambe, et il sera toujours handicapé ». Avant de conclure : « En aucun cas on est des méchants, on est juste coupables d’aimer nos enfants » et de prôner un « changement dans les mentalités ».
En février, un père divorcé s'était retranché trois jours en haut d'une grue, à Nantes, pour réclamer le rétablissement de son droit de visite sur son fils. Cette action lui avait valu une importante attention médiatique, et avait entraîné plusieurs autres actions de ce genre dans toute la France.

Claire Béziau, avec Charlotte Gauthier