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Noyade à Saint-Cyr : les baignades étaient interdites sur le site

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L'enquête sur la mort par noyade d'un élève officier de Saint-Cyr est relancée. Dans une note publiée avant la rentrée que s'est procurée BFMTV, le ministère de la Défense interdisait la baignade sur le site.

Y a-t-il un responsable dans l'affaire de la noyade d'un élève officier de Saint-Cyr-Coëtquidan, l'école qui forme les officiers de l'armée de Terre, le 29 octobre dernier ? Jusqu'à présent, l'enquête privilégiait la thèse accidentelle. Mais celle de l'homicide involontaire, soutenue par la famille de la victime, pourrait être relancée.

Pour rappel, la section de recherches de la gendarmerie a été chargée d'une enquête complémentaire sur les circonstances du décès d'un élève-officier à l'école militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan). Le sous-lieutenant Jallal Hami, 24 ans, est mort dans la nuit du 28 au 30 octobre lors de la traversée d'un étang de 50 mètres dans le cadre d'une épreuve réservée aux recrues.

L'élément nouveau dans cette enquête : une note du ministère de la Défense, datée du 31 août dernier et que BFMTV s'est procurée. Elle interdit la baignade sur le site en raison du risque de noyade. Et si ce terme de "baignade" exclut les exercices de formation des élèves-officiers, la dangerosité de l'exercice du 29 octobre est posée.

Un exercice, mais informel

Il s'agissait en effet d'un exercice informel dit "de transmission des traditions". Aucun cadre de l'école n'était présent ce soir-là. Ce sont des élèves de deuxième année qui ont demandé à de jeunes recrues de traverser un étang de nuit.

La hiérarchie était au courant des risques dûs à la baignade. L'enquête va devoir déterminer si elle était également au fait de l'exercice, et si elle l'avait validé.