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"Nous avons été étranglés par derrière": la députée Coralie Dubost raconte sa violente agression

L'élue de l'Hérault a été agressée mardi soir avec son compagnon alors qu'elle sortait d'un restaurant du VIIe arrondissement de Paris.

Violemment agressée la semaine dernière alors qu'elle sortait d'un restaurant avec son compagnon, la députée La République en Marche (LaREM) Coralie Dubost est revenue dimanche soir sur BFMTV sur les faits. Il était peu après minuit, mardi 19 octobre. L'élue de l'Hérault sort d'un restaurant du VIIe arrondissement de la capitale.

"Sur le chemin du retour, tandis que nous marchions, nous avons été attaqués par derrière. Nous avons été étranglés en même temps, par derrière. Nous n'avons pas vu les visages des agresseurs à ce moment-là, mis au sol, je ne sais pas comment, je pense avoir perdu connaissance, m'être évanouie de l'étranglement. Et ensuite, j'ai été bâillonnée, aveuglée, j'entendais seulement ce qui se passait au sol, tenue évidemment, et j'entendais les coups qui étaient portés à côté", témoigne la parlementaire sur notre antenne.

"Tout s'est passé dans un très grand silence"

"Ensuite mon compagnon a donné tout ce qu'il avait. C'est lui qui a brisé le silence, parce que tout s'est passé dans un très grand silence, c'était très mécanique et froid. Ça ne s'est pas terminé quand tous les effets ont été donnés, il y a eu encore des coups, et puis à un moment donné, ils ont décidé d'interrompre, en tout cas l'agresseur qui me tenait a décidé que cela devait se terminer, et ils sont partis", poursuit Coralie Dubost, qui déclare qu'elle et son conjoint vont désormais "beaucoup mieux".

"C'est malheureusement un simple fait divers, ce n'était pas une agression politique", estime l'élue.

La députée explique également ne pas avoir pu voir le visage de ses agresseurs, au nombre de quatre. Son compagnon toutefois a pu en distinguer certains. "En revanche, quand ils sont partis, j'ai pu bien observer à la vois leur tenue, leur démarche et leur nombre", explique-t-elle.

"Une sorte de froideur professionnelle"

"Il n'y avait rien qui était dit, il y avait un grand silence et une sorte de froideur professionnelle dans la méthode qui a été employée", croit savoir Coralie Dubost.

Une montre de valeur a été dérobée à son compagnon, et le sac à main de la députée a subi le même sort. Sur le chiffre de 2000 euros qui lui auraient été dérobés en liquide, avancés par plusieurs médias dont BFMTV, Coralie Dubost affirme qu'il s'agit d'une information erronée. "Ça veut juste dire une valeur globale (du préjudice, NDLR), ça ne veut pas dire du cash, du liquide", défend-elle.

La députée répond par ailleurs aux critiques qui ont pu lui être adressées sur sa présence dans un restaurant, alors que la prolongation du pass sanitaire était débattue dans l'Hémicycle de l'Assemblée nationale. "Nous fonctionnons à l'intérieur de chaque groupe politique par rotation (...), ce soir-là je n'étais pas de permanence", évacue-t-elle.

Une enquête a été ouverte mercredi, dans la foulée de la commission des faits, du chef de vol avec violence. Le troisième district de police judiciaire (DPJ) est chargé des investigations.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV