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Nîmes: un homme en fauteuil roulant refoulé d'un bus

Un fauteuil roulant - Image d'illustration

Un fauteuil roulant - Image d'illustration - JOEL SAGET / AFP

Les policiers municipaux ont été forcés d'intervenir pour que la famille puisse embarquer.

Christophe Vallée, 52 ans, originaire de Charleville-Mézières, n’est pas près d’oublier sa mésaventure dans les transports en commun nîmois. Atteint de la maladie de Charcot, qui comme décrit le Midi-Libre le paralyse peu à peu, ce dernier est forcé de se déplacer à l’aide d’un fauteuil roulant. En visite familiale dans le Gard, il était aux alentours de 10h du matin lorsqu’il descend du TGV, après un voyage sans encombres.

C’est là que l’improbable se produit. En compagnie de sa sœur et de son beau-frère, ils souhaitent emprunter un bus afin de regagner leur domicile. Sauf que, sans explication valable, le chauffeur leur refuse l’accès au véhicule. "Nous avons été confrontés à un refus catégorique de la part du conducteur qui a refusé de prendre Christophe à son bord alors que le bus était équipé pour transporter des personnes à mobilité réduite" explique son beau-frère au média local.

Épuisé et diminué par la maladie

Dans un premier temps, tous trois se retournent vers des agents municipaux qui ne savent pas répondre à leurs interrogations. Puis, ils se dirigent vers la mairie où ils peuvent parler à des policiers municipaux qui promettent d’agir. Quelques minutes plus tard, le chauffeur refuse de nouveau l’accès au bus à Christophe et sa famille. Postés à quelques mètres de là, les policiers interviennent et ordonnent au chauffeur d’accepter la famille à son bord.

Reste que, la situation a beaucoup fatigué Christophe, déjà fortement diminué par la maladie. "La nuit a été très difficile pour Christophe, qui a été épuisé par ces péripéties, il a eu besoin plusieurs fois de son respirateur, nous étions très inquiets et désolés pour lui" conclut son beau-frère.

Le lendemain des faits, le Midi-Libre a contacté la compagnie Tango, en charge des transports en commun de la ville. Il leur a été expliqué que les véhicules n’étaient actuellement pas bien équipés et qu’il était préférable que les personnes en fauteuil roulant "trouvent un autre moyen de transport."

Hugo Septier