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Nice: le mariage civil d'un couple musulman soupçonné de radicalisme suspendu par la justice

La façade de la mairie de Nice, où le mariage prévu lundi 23 mars 2015 a été suspendu par le parquet.

La façade de la mairie de Nice, où le mariage prévu lundi 23 mars 2015 a été suspendu par le parquet. - Jave Boodnah - Wikimédia

La ville de Nice en a appelé au procureur de la République pour suspendre le mariage d'un couple musulman, prévu ce lundi. En cause: des soupçons de radicalisation du futur marié.

Un mariage suspendu à Nice sur fond de soupçons de radicalisation. Lundi, la célébration du mariage civil d'un couple de confession musulmane a été suspendue par le parquet, qui avait été saisi par la Ville de Nice. "La Ville de Nice s'est opposée à la célébration d'un mariage, qui justifie la saisine du procureur de la République en vue de l'article 165-2 du code civil", a précisé une porte-parole de la mairie, confirmant une information de France 3 Côte d'Azur sur la suspension lundi d'un mariage.

"Le procureur de la République a fait savoir lundi matin à la Ville qu'il recevait cette opposition et a prononcé un sursis à la célébration du dit mariage", a-t-elle ajouté, notant que le couple de futurs mariés avait été prévenu en fin de semaine dernière par la justice.

Le future marié condamné en janvier

Le couple et leurs proches interdits de la salle de mariage de la mairie se sont néanmoins présentés lundi vers 15H30, en "bloquant" la rue de l'Hôtel de ville et en "faisant un usage intempestif des avertisseurs", selon la mairie.

Selon une source proche du dossier, le futur marié avait été condamné le 21 janvier par le tribunal correctionnel de Nice, ainsi que deux autres hommes de confession musulmane, à six mois de prison avec sursis pour avoir agressé un boulanger qu'ils accusaient de pas être un "bon musulman". L'un des trois hommes faisait l'objet d'une fiche d'individu à surveiller à la direction générale de la sécurité intérieure. L'avocat du futur marié n'a pas souhaité communiquer sur cette affaire avant de s'entretenir avec son client.

S. C. avec AFP