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Nantes: la prison bloquée par un syndicat de surveillants

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Depuis mardi matin, le syndicat CGT pénitentiaire bloque la maison d'arrêt de Nantes dans le cadre d'un mouvement interrégional pour demander plus de moyens et mettre en cause la politique pénale du gouvernement.

Sauf urgences médicales, les entrées et sorties de prisonniers devaient être bloquées pour la journée. Un responsable syndical, Alexis Grandhaies, indiquait néanmoins qu'a été choisi "un jour sans parloir" car "ce n'est pas un mouvement contre les prisonniers".

La constestation se porte sur le manque d'effectifs et de sécurisation des agents pénitentiaires. "A partir du moment où il y a autant de détenus qu'actuellement et que ce chiffre est croissant, il faut sécuriser la pratique professionnelle", indique-t-il.

Or, selon lui, "il manque déjà 200 agents pour assurer les organigrammes existants" de la direction interrégionale de Rennes (soit les régions Bretagne, Pays de la Loire et Basse Normandie).

Le syndicat demande donc "une réflecion sur la politique pénale". "Il faut, au moins sur les courtes peines, éviter de rentrer les gens dans le circuit pénitentiaire", indique Alexis Grandhais, ajoutant que ce n'est pas pour une question de "confort", mais parce que "la prison est criminogène".

M. T. avec AFP