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Mulhouse : nuit de violences urbaines

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La banlieue de Mulhouse (Haut-Rhin) a été le théâtre dans la nuit de lundi à mardi de violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre qui ont fait trois blessés et de nombreux dégâts. « Inadmissible », pour le maire de la ville.

La banlieue de Mulhouse dans le Haut-Rhin a été le théâtre dans la nuit de lundi à mardi de violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre qui ont fait trois blessés et de nombreux dégâts. Deux policiers dont le véhicule a été heurté par un parpaing ont été blessés, ainsi qu'un jeune touché par un tir de flashball. Deux mineurs et un jeune majeur ont été interpellés et étaient toujours en garde à vue mardi en fin d'après-midi. Les incidents ont éclaté à 19h00 dans le quartier populaire de Bourtzwiller, dans le nord de Mulhouse, lors du contrôle de deux jeunes qui poussaient un scooter non immatriculé.

Interpellation sous des jets de pierre

Leur interpellation s'est déroulée sous des jets de pierre, les policiers ripostant par des tirs de flashball. Des cocktails Molotov ont également été lancés et la porte du collège de Bourtzwiller a été détruite à la barre de fer. Les violences se sont étendues aux quartiers Drouot et Wagner jusqu'à 03h30. Dix voitures ont été incendiées, le mobilier urbain a été sérieusement endommagé, notamment les arrêts de bus et de tram dont toutes les vitres ont été brisées à Bourtzwiller. Un cocktail Molotov a également été jeté dans la loge du collège de Bourtzwiller, provoquant un incendie qui a détruit trois pièces contiguës et soufflé des vitres. Coût des dégâts : 150 000 euros.

« Inadmissible »

« Inadmissible », pour Jean Rottner, le maire UMP de Mulhouse. « Les parents sont particulièrement responsables quand un gamin de 13 ans est dehors, quand il vient provoquer la police, a-t-il déclaré. Après il ne faut pas se plaindre non plus devant le juge des enfants en disant que son petit-fils ou petite-fille chéri(e) n'a rien fait. Ils sont responsables, ces gamins savent très bien ce qu’ils font. Pour eux, leurs territoires sont une zone dans laquelle ils règnent, je trouve ça inadmissible. J’incite les adultes, les parents, les responsables de ces jeunes à manifester leur mécontentement et à agir dans la parole et le calme ».
« Ils ont fait leur travail en contrôlant ces jeunes, mais cela ne plaît pas toujours », a déclaré mardi Alain Martinez, le directeur départemental de la Sécurité publique. Une soixantaine de CRS resteront à Mulhouse jusqu'à ce que la situation s'apaise, a précisé Jean Rottner, lors d'une conférence de presse.

La Rédaction, avec C.Bourgneuf et Reuters