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Mort de Clément Méric : Serge Ayoub, leader des JNR entendu par la police

Serge Ayoub, leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR)

Serge Ayoub, leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) - -

Dans l’enquête sur la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric, la police entend ce vendredi après-midi le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), Serge Ayoub, qui dément toute implication de son groupe d'extrême droite.

Le leader du groupuscule d'extrême droite des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), Serge Ayoub, est entendu ce vendredi après-midi par les policiers enquêtant sur la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric. Serge Ayoub est arrivé peu avant 16h dans un commissariat du XVIIe arrondissement. Dès jeudi matin, il avait démenti toute implication de son groupe dans la bagarre ayant conduit à la mort à 18 ans de Clément Méric.

« Des jeunes qui ont le malheur d'avoir les cheveux trop courts »

Egalement leader de la Troisième Voie, organisation dont les JNR assurent le service d'ordre, Serge Ayoub, alias "Batskin", avait aussi rejeté la responsabilité de la bagarre sur l'extrême gauche, livrant un récit très détaillé des faits, expliquant qu'il avait « eu le temps de se renseigner ». Parmi les personnes placées en garde à vue, plusieurs sont proches des JNR et de la Troisième Voie. Le leader des JNR avait expliqué que les skinheads présents lors de la bagarre étaient « des jeunes qui ont le malheur d'avoir les cheveux trop courts et une marque de blouson qui déplait à d'autres ».

« Les jeunes d'extrême gauche ont porté les premiers coups »

Sur les lieux d'une vente privée à laquelle ils s'étaient rendus mercredi dans le quartier de la gare Saint-Lazare à Paris, « ils ont été pris à partie par cinq militants d'extrême gauche qui leur ont promis de les massacrer à la sortie. Le service d'ordre de la vente privée en a été témoin ». « La sécurité est descendue pour demander aux jeunes d'extrême gauche de s'en aller. Au bout d'une demi-heure d'attente, la sécurité leur a proposé (aux autres jeunes, NDLR) de descendre en disant que cela s'était calmé », avait poursuivi Serge Ayoub. « Quand ils sont descendus dans la cour - la vente se situait dans les étages -, les jeunes d'extrême gauche les attendaient. La sécurité est sortie une deuxième fois pour les accompagner dehors », avait-il dit. « Un peu plus loin dehors, ces cinq jeunes hommes les attendaient encore. A ce moment-là, les jeunes d'extrême gauche ont porté les premiers coups, en tout cas il y a eu une bousculade », avait assuré Serge Ayoub, figure de la mouvance skinhead française. Selon lui, les militants d'extrême droite « n'avaient qu'une seule envie, c'est de s'en aller, de partir », avait affirmé Serge Ayoub, 48 ans.

J.V. avec AFP