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Montreuil: un homme sans logement après que sa maison a été squattée pendant le confinement

Une maison (photo d'illustration)

Une maison (photo d'illustration) - Pxhere

Le 13 juillet, Christian a découvert que le logement qu'il avait acquis dans le Haut-Montreuil juste avant le pic de la crise sanitaire, fin février, était squatté par une personne et potentiellement par plusieurs de ses amis.

"Je me suis dit que je devais avoir une mauvaise clé". Christian, nouveau propriétaire d'une petite maison à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est contraint de dormir chez des amis. Il l'a retrouvée squattée il y a quelques jours après avoir passé son confinement dans le Sud. Il a porté plainte contre X pour "dégradation ou détérioration volontaire du bien d'autrui causant un dommage léger" et "violation de domicile", rapporte Le Parisien.

Le 13 juillet dernier, ce père de famille a découvert que le logement qu'il avait acquis dans le Haut-Montreuil juste avant le pic de la crise sanitaire, fin février, et qui n'était alors pas habitable en l'état, était squatté par une personne et potentiellement par plusieurs de ses amis. Le portail ne s'ouvrait pas et des meubles étaient dans le jardin.

Ce jour-là, après avoir porté plainte, il s'est retrouvé dans sa maison face à son squatteur et à deux de ses amis. La police, arrivée sur place, lui a alors conseillée de saisir la justice pour engager une procédure d'expulsion. S'il a essayé de négocier avec le squatteur, Christian s'est heurté à un mur: ce dernier lui a fait du chantage en lui demandant de l'argent.

Une intervention des forces de l'ordre pas limitée dans le temps

Le quotidien précise que l'intervention des forces de l'ordre n'est pas limitée dans le temps pour les squats des résidences principales. Contrairement à ceux des résidences secondaires, dans lesquels elles doivent intervenir dans les 48 heures suivant l'entrée par infraction.

L'article 38 de la loi de 2007 instituant le droit au logement opposable indique, enfin, que "le propriétaire ou le locataire du logement occupé peut demander au préfet de mettre en demeure l'occupant de quitter les lieux, après avoir déposé plainte, fait la preuve que le logement constitue son domicile et fait constater l'occupation illicite par un officier de police judiciaire", souligne Légifrance. "La mise en demeure est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures", ajoute le site.

Christian a depuis pris un avocat. Mais il ne sait pas encore à quel moment il pourra récupérer son bien.

Clément Boutin Journaliste BFMTV