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Mineur au moment des faits, un meurtrier condamné à 14 ans de prison

C'est dans ce salon de coiffure du nord de Paris que le jeune homme a été tué.

C'est dans ce salon de coiffure du nord de Paris que le jeune homme a été tué. - -

Un jeune homme de 19 ans vient d'être condamné à seize ans de prison pour avoir tué un homme qui s'interposait dans une bagarre, alors qu'il n'avait que 16 ans.

Le meurtrier d'un homme qui avait cherché à s'interposer lors d'une rixe dans un salon de coiffure du XVIIIe arrondissement, sur fond de règlement de compte entre bandes rivales, a été condamné vendredi à quatorze ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs de Paris.

Agé de 16 ans au moment des faits, le jeune homme était entré, le 19 mai 2010, dans un salon de coiffure où plusieurs de ses amis s'en étaient déjà pris à deux clients, dont un qu'ils accusaient d'avoir agressé l'un des leurs plusieurs mois plus tôt.

Se trouvant nez à nez avec l'autre personne agressée, qui n'était prise à partie que parce qu'elle s'était interposée pour calmer les esprits, il l'avait poignardée de plusieurs coups d'Opinel à longue lame, dont un mortel au bas-ventre. La victime était décrite comme "un grand frère" du quartier, et était père d'une petite fille, née en 2007.

Un verdict hué par les proches du meurtrier

"Je peux pas bien vous expliquer pourquoi j'ai fait ça", a dit le jeune meurtrier à la barre, lors de la dernière audience précédent la lecture du verdict. Le jury a été au-delà des réquisitions du ministère public, qui avait demandé douze ans de réclusion.

Pour l'avocat du jeune homme aujourd'hui âgé de 19 ans, Me Thomas Delanoé, ce verdict est "tout sauf juste". "La justice a été très bien rendue", a estimé, pour sa part, Me Joseph Cohen-Sabban, avocat des parties civiles. La cour a par ailleurs condamné les cinq autres accusés présents à des peines allant de 18 mois à 9 ans d'emprisonnement. Un septième accusé, en fuite a lui été condamné à 10 ans de prison. Selon des témoignages concordants, il serait le premier à avoir frappé la victime décédée.

Le verdict a été très mal accueilli par les jeunes proches des accusés, présents à l'audience, qui s'en sont pris verbalement aux gendarmes présents mais aussi à la présidente, Laurence Turbe-Bion.