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Militaires agressés au couteau à Nice: "toute la scène a été filmée", dit Estrosi

Le maire de Nice Christian Estrosi a confirmé que deux hommes ont été interpellés après l'agression.

Le maire de Nice Christian Estrosi a confirmé que deux hommes ont été interpellés après l'agression. - BFMTV

Un homme a agressé au couteau trois militaires en faction devant un immeuble abritant le consistoire israélite de Nice, avant d'être interpellé. Il avait été refoulé par les autorités turques à la frontière la semaine dernière.

Trois militaires ont été agressés à l'arme blanche et blessés légèrement mardi dans le centre de Nice, alors qu'ils patrouillaient non loin d'un centre communautaire juif dans le cadre du plan Vigipirate, a-t-on appris de source policière. Les militaires ont été pris en charge par les services de secours sur le lieu de l'agression, avenue Jean Médecin, à côté de la place Masséna, un lieu de passage très fréquenté. Un "acte criminel", a dénoncé François Hollande mardi soir.

Il était 14h10 lorsque l'homme s'est présenté devant les militaires, et a sorti deux grands couteaux. Il a d'abord agressé l'un des trois soldats, le blessant profondément à la joue. Les deux autres se sont alors précipités avec un passant pour lui porter secours. Tous ont pu maîtriser l'auteur, mais l'un des soldats a été légèrement blessé au bras. "Toutes les images de la scène ont été prises par notre centre de vidéosurveillance, et ont été remises à la police nationale et à la DCRI", indique le maire de Nice, Christian Estrosi, sur BFMTV. Le parquet antiterroriste s'est saisi du dossier.

Un deuxième homme interpellé

Le pronostic vital des trois militaires n'est pas engagé, selon la source policière, qui précise que l'auteur a été interpellé. Selon nos informations, les papiers d'identité indiquent qu'il porte le nom de famille Coulibaly, mais aucun lien n'a pu encore être établi avec l'auteur de la tuerie de Montrouge et Porte de Vincennes. Il est connu des services de police pour des faits anciens de vols avec violence.

Un deuxième homme a par ailleurs été interpellé par la police municipale dans le cadre de cette agression, a confirmé le maire de Nice. Il avait été aperçu peu avant en compagnie de l'auteur des faits, mais rien n'indique qu'il ait été son complice à ce stade de l'enquête.

Estrosi veut maintenir la présence militaire à Nice

Les militaires assuraient la sécurité dans le cadre du plan Vigipirate devant un immeuble abritant le Consistoire israélite de Nice, Radio Shalom et une association israélite. Sur Twitter, le maire de Nice a félicité les policiers, les agents du tramway et les passants pour "leur courage". "Ils ont permis l'interpellation de l'auteur de l'agression", écrit le maire, qui exige désormais le maintien des forces militaires dans la ville.

"Leur départ était programmé, et j'avais fait savoir dès ce lundi au gouvernement mon souhait de maintenir ces effectifs de militaires", commente Christian Estrosi sur BFMTV. "Ce qui se produit aujourd'hui ne fait que démontrer la pertinence de ma demande."

Eric Ciotti, député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, a lui aussi condamné "avec la plus grande fermeté" cet acte de violence. "Une réponse ferme doit être apportée, c'est la République qui vient une nouvelle fois à travers ces actes d'être attaquée".

A. G. avec AFP