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Meurtre d'Alexandre à Rouen: quatre jeunes devant la justice

Ces quatre jeunes encourent au maximum 20 ans de réclusion criminelle

Ces quatre jeunes encourent au maximum 20 ans de réclusion criminelle - -

Ils comparaissent à partir de mardi pour l'assassinat en mars 2012 de leur camarade Alexandre, 17 ans, de deux balles dans la tête.

En mars 2012, quatre adolescents ont exécuté froidement, avant de brûler son corps, leur camarade de 17 ans de peur qu'il ne les dénonce pour un cambriolage. A partir de mardi, ces jeunes âgés au moment des faits de 15 à 17 ans, comparaissent devant la cour d'assises des mineurs de Rouen et du tribunal pour enfants de Dieppe pour l'assassinat d'Alexandre de deux balles dans la tête dans une forêt près de Beauvoir-en-Lyons.

Un guet-apens

Les accusés, qui ont reconnu les faits, avaient tendu un guet-apens à leur victime le 26 mars 2012. Après l'exécution, ils avaient tenté de faire disparaître le corps en y mettant le feu. Compte tenu de l'excuse de minorité, ils encourent au maximum 20 ans de réclusion criminelle.

Selon l'accusation, les adolescents, au casier judiciaire vierge, avaient exécuté leur copain de classe parce qu'ils craignaient qu'il les dénonce pour un cambriolage commis quelques semaines auparavant.

Le jour du crime, les accusés avaient appelé Alexandre à plusieurs reprises sur son téléphone portable, lui demandant de les rejoindre près d'une route forestière où ils avaient l'habitude de se retrouver.

Procès à à huis-clos

Sur place, ils l'auraient fait asseoir sur un rondin pour l'abattre de deux balles de pistolet dans la nuque avant d'asperger son corps d'essence et de le brûler. Le corps a été découvert en train de se consumer par des gardes forestiers.

Les morceaux d'une carte bleue et le téléphone portable d'Alexandre, retrouvés sur la scène du crime, avaient permis l'identification rapide de la victime et facilité l'interpellation des quatre garçons, domiciliés dans le village voisin de la Feuillie. En garde à vue, les accusés, connus jusqu'alors pour des incivilités, avaient indiqué aux enquêteurs la mare où ils s'étaient débarrassés du pistolet.

Les procès se tiendront à huis-clos. Les verdicts et jugements sont attendus pour le 31 mai.