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Metz: prison avec sursis pour un surveillant pénitentiaire pour violences sur un détenu

Vue de la façade de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, le 9 octobre 2008

Vue de la façade de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, le 9 octobre 2008 - PATRICK HERTZOG / AFP

Le surveillant a été condamné à six mois de prison avec sursis et doit verser 1000 euros d'amende au détenu, en réparation des "souffrances endurées".

Un surveillant de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu a été condamné ce vendredi par le tribunal correctionnel de Metz à six mois de prison avec sursis et 3000 euros d'amende pour avoir frappé un détenu en avril dernier.

1000 euros à verser à la victime

Il devra en outre verser 1000 euros à la victime "en réparation des souffrances endurées", a indiqué la présidente du tribunal, qui a rappelé que l'agent avait déjà été condamné pour les mêmes faits en décembre 2015 à Nancy.

Le ministère public avait requis six mois de prison avec sursis lors de l'audience, en décembre. À l'issue du délibéré, le prévenu, âgé de 29 ans et surveillant pénitentiaire depuis dix ans, a annoncé son intention de faire appel.

Des codétenus racontent l'avoir retrouvé nu

Un détenu l'accuse de lui avoir fait une clé de bras et de l'avoir frappé au visage lors d'une fouille au corps à l'issue d'un parloir en avril 2017, parce qu'il refusait de lever la jambe en raison d'un problème de santé. Des codétenus ont raconté l'avoir retrouvé nu, sur le sol.

"C'est totalement faux, je lui ai mis la main dans le dos pour l'empêcher de reculer, le seul moment où j'ai saisi son poignet, c'est lorsqu'il m'a saisi au col", a raconté le surveillant lors de son audition, selon son avocat, Me Stéphane Pelzer.

L'agent a avancé l'hypothèse que le détenu se soit tapé la tête contre un mur pour lui porter préjudice. Lors de l'audience, le représentant du parquet avait souligné que le surveillant n'avait pas signalé à sa hiérarchie la fouille houleuse.
S.Z avec AFP