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Metz: mort d'un militaire touché par un tir accidentel

Le palais du gouverneur militaire de Metz, devant lequel un militaire a été grièvement blessé à la tête par un tir.

Le palais du gouverneur militaire de Metz, devant lequel un militaire a été grièvement blessé à la tête par un tir. - Wikimedia

Atteint d'une balle en pleine tête mercredi soir, ce militaire posté au palais du gouverneur de Metz a été transporté dans un état désespéré à l'hôpital de Nancy, où il est décédé peu de temps après.

Un militaire de 20 ans est mort après avoir été touché mercredi par un tir accidentel au palais du gouverneur militaire de Metz, a annoncé ce jeudi le ministère des Armées.

Cet artilleur de première classe "se préparait à effectuer une patrouille lorsqu'il a été grièvement blessé à la tête par un tir accidentel", selon un communiqué diffusé par le ministère.

La police judiciaire a été saisie et l'auteur présumé du tir, un autre militaire d'une vingtaine d'années, a été placé en garde à vue mercredi soir, selon une source proche de l'enquête.

Pour le procureur de la République de Metz, il n’y a aucun doute sur le caractère accidentel. "J’ai saisi la police judiciaire parce qu’il s’agit d’une enceinte militaire, un endroit à la sensibilité particulière, et parce que la sûreté départementale a déjà dû gérer une autre affaire", a ainsi affirmé Christian Mercuri, auprès du Républicain Lorrain. "Il s’agit d’une mauvaise manipulation. Ce sont des tirs qui ont eu lieu durant le service, il s’agit donc d’une affaire pénale militaire".

"Grandes qualités humaines"

Evacué vers l'hôpital de Nancy, le militaire y est décédé des suites de ses blessures. Réserviste au 40ème régiment d'artillerie à Suippes (Marne), le jeune homme était "engagé avec son groupe pour la protection du palais du gouverneur militaire de Metz depuis le 18 juin 2020", précise le ministère, rendant hommage à ses "grandes qualités humaines et intellectuelles".

Le ministère des Armées lui a aussi rendu hommage sur twitter: "Il est mort dans l'accomplissement de sa mission".

R.B. avec AFP