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Méric: une structure d'extrême droite conteste sa dissolution

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L'association d'extrême droite "Envie de rêver" a déposé jeudi un recours devant le Conseil d'Etat contestant le décret de dissolution pris à son égard mi-juillet par le gouvernement après la mort de Clément Méric, militant de l'extrême gauche frappé par un skinhead lors d'une bagarre à Paris.

L'association et son président Kevin Couette ont déposé "un référé liberté" (procédure d'urgence) pour obtenir une suspension du décret dans les 48H et "un recours en excès de pouvoir" contestant la décision au fond.

Le conseil des ministres avait pris le 10 juillet, sur proposition du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, un décret prononçant la dissolution de trois structures d'extrême droite: "Envie de rêver", "Troisième Voie" et "Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR).

Parmi les arguments invoqués, le décret arguait que les trois entités, "étroitement imbriquées (présentaient) le caractère d'une milice privée" et propageaient "une idéologie incitant à la haine et à la discrimination" envers les étrangers, en s'appuyant sur "une rhétorique haineuse et guerrière" qui trouvait son prolongement "dans de nombreux actes de violence" impliquant ces dirigeants.

M.G. avec AFP