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Menaces à Strasbourg: l'internaute court toujours

La police a diffusé une photo de l'auteur présumé des menaces grâce à la caméra-surveillance du cybercafé.

La police a diffusé une photo de l'auteur présumé des menaces grâce à la caméra-surveillance du cybercafé. - -

Après une mobilisation policière sans précédent en fin de semaine pour protéger les lycées du Bas-Rhin d'un éventuel carnage, le mystérieux internaute auteur des menaces reste introuvable.

Le mystérieux internaute qui avait menacé de commettre un carnage dans un lycée du Bas-Rhin, en publiant un message sur un site de jeux vidéo, est toujours introuvable.

Une mobilisation policière sans précédent a été mise en place en fin de semaine pour protéger les lycées potentiellement menacés et pour rechercher l'auteur des menaces... Sans succès jusqu'ici.

Trois suspects ont été mis en garde à vue, mais tous ont été relâchés au cours du weekend, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

Les enquêteurs "continuent à explorer d'autres pistes"

Après la mise hors de cause du dernier suspect, les enquêteurs "continuent à explorer d'autres pistes", a expliqué la vice-procureure Lydia Pflug. Mais l'enquête pourrait mettre du temps à aboutir prévient d'avance le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

"Ces menaces, il faut les prendre au sérieux. Je pense qu'il nous faudra encore du temps pour appréhender les auteurs de ces menaces (...) ou de ce canular", a-t-il ajouté le ministre en marge d'un déplacement à Villiers-sur-Marne.

Vendredi et samedi matin, plus de 500 policiers et gendarmes avaient été déployés devant les 59 lycées du Bas-Rhin, sans compter les quelque 250 fonctionnaires mobilisés pour tenter d'identifier le suspect. Une mobilisation exceptionnelle de surveillance était encore en place ce lundi et sera maintenue mardi.

Si s'agit d'un canular, l'auteur encoure 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende

"J'habite dans une certaine ville, où se trouve un certain lycée, et vendredi, je laisse ma trace dans l'histoire", avait écrit l'inconnu dans un message intitulé "Tout s'arrête bientôt", et signé "HommeMort". "La vie de beaucoup de gens, dont la mienne, finira ce jour-là", ajoutait-il.

Grâce aux images de vidéo-surveillance du cybercafé, les enquêteurs ont pu diffuser une photo du jeune suspect, où on le voit la tête recouverte d'une capuche de couleur sombre. Ils ont également mis en place un numéro vert pour recueillir des renseignements auprès du grand public.

S'il s'agissait d'un canular, son auteur encourrait une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.


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