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Matricules: "Les policiers servent de bouc-émissaires"

Les matricules seront apposés sur les brassards ou sur les uniformes.

Les matricules seront apposés sur les brassards ou sur les uniformes. - -

Le 1er janvier, policiers et gendarmes arboreront un numéro de matricule sur leur uniforme. Une mesure qui, au sein de la profession, fait l'unanimité contre elle.

A partir du 1er janvier, policiers et gendarmes arboreront sur leur uniforme un numéro de matricule. Promise par le candidat à la présidence de la République François Hollande, cette mesure visait à lutter contre les contrôles d'identité abusifs. Mais la profession la juge "stigmatisante".

Ces sept chiffres, disposés sur un scratch de quelques centimètres, permettront aux citoyens d'identifier les membres de forces de l'ordre en cas de litige. Le gouvernement espère ainsi limiter les abus de contrôle au faciès, par exemple. Les agents en civils l'apposeront sur leur brassard, les autres sur leurs uniformes, au niveau de la poitrine ou de l'épaule.

Manifestation nationale le 22 janvier

Mais pour Nicolas Comte, secrétaire unité-SGP police Force Ouvrière, cette mesure s'apparente plutôt à une punition: "Le policier sert de bouc-émissaire alors qu'il n'est pas responsable de la dégradation de la situation entre la police et les citoyens", estime-t-il. Selon lui, les tensions sont plutôt à chercher du côté de la "politique du chiffre" demandée aux policiers.

Et il n'est pas le seul à voir les choses ainsi. "L'ensemble des syndicats de police ont voté contre", note-t-il. "Malgré tout, le ministère de l'intérieur a choisi de passer en force." Les syndicats ont donc lancé un appel à manifester partout en France le 22 janvier devant l'ensemble des Directions départementales des sécurités publiques.

M. T. avec Noémie Lehouelleur