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"Marseille l'a tué": la famille d'une des victimes de la rue d'Aubagne témoigne

Chérif est mort dans l'effondrement d'un des immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille le 5 novembre. Ses cousines témoignent ce lundi sur BFMTV des espoirs qu'il avait en France.

L'effondrement de deux immeubles à Marseille a tué huit personnes le 5 novembre dernier. Parmi ces victimes, Chérif, 36 ans, qui logeait de temps en temps au 65 rue d'Aubagne. "Il avait la vie devant lui encore", regrettent ce lundi sur BFMTV ses cousines.

Chérif était arrivé en France il y a deux ans. En Algérie, son pays, il avait laissé derrière lui sa femme et sa fille de quatre ans. "Il rêvait un jour de régulariser sa situation et de pouvoir ramener sa fille, Myriam, en France, pour essayer de lui offrir un avenir beaucoup plus décent qu'en Algérie", témoigne sur notre antenne sa cousine Linda.

"Il vivait dans des conditions lamentables"

Au 65 de la rue d'Aubagne, il logeait parfois chez l'un de ses amis. C'était l'un de ses quelques points de chute. "Dans cet immeuble, il n'y avait ni eau chaude, ni rien du tout, il vivait dans des conditions lamentables", assure Linda.

Parmi ses effets personnels retrouvés, un briquet. "Ironie du sort, il y avait écrit 'I love Marseille'", relève la jeune femme. "Marseille l'a tué. Il y est resté deux ans, il pensait trouver un beau monde en France".

Les cousines de Chérif ont décidé de se battre aux côtés des habitants sinistrés et des autres familles des victimes. "Quitte à monter une association avec eux, on ne lâchera pas, jusqu'au bout", promettent-elles, afin "que lui, que ces huit victimes ne soient pas mortes pour rien".

L.A., avec Antoine Sarrailh