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Lyon: un cambrioleur confondu par... ses oreilles

A l'instar des empreintes digitales, les empreintes auditives sont différentes pour chaque individu, et elles peuvent s'avérer fort utiles lors des enquêtes, en plus des méthodes traditionnelles d'investigation.

A l'instar des empreintes digitales, les empreintes auditives sont différentes pour chaque individu, et elles peuvent s'avérer fort utiles lors des enquêtes, en plus des méthodes traditionnelles d'investigation. - -

L'auteur présumé de quelque 80 cambriolages visant notamment des résidences universitaires dans l'agglomération lyonnaise, a pu être confondu par une empreinte d'oreille.

Quoi de plus banal pour un cambrioleur que de coller son oreille à la porte du lieu qu'il souhaite visiter pour s'assurer qu'il est bien vide de ses occupants? C'est précisément ce geste qui a perdu l'un d'entre eux.

L'auteur présumé de quelque 80 cambriolages visant notamment des résidences universitaires dans l'agglomération lyonnaise, a pu être confondu par une empreinte d'oreille.

Les empreintes auditives sont uniques

"Nous travaillons depuis plusieurs mois sur une technique ancienne, mais qui n'a jamais été complètement avalisée en France", consistant à relever les empreintes d'oreilles laissées par exemple sur les portes, a expliqué cette source. Une méthode employée dans des pays voisins de la France et notamment la Suisse.

À l'instar des empreintes digitales, les empreintes auditives sont différentes pour chaque individu, et elles peuvent s'avérer fort utiles lors des enquêtes, en plus des méthodes traditionnelles d'investigation.

"Sur les scènes de cambriolages, nous ne nous contentons pas de faire des relevés d'empreintes digitales et des relevés ADN de tous types, nous nous intéressons aussi aux traces laissées par les malfaiteurs lors des repérages ou lorsqu'ils font le guet. Et souvent, il y a contact entre la porte de l'appartement cambriolé et l'oreille du malfaiteur", selon la police.

Aveux

Cette technique a été fatale à un cambrioleur en série géorgien de 26 ans, interpellé en flagrant délit en février dernier, alors qu'il commettait un vol par effraction dans une chambre d'une résidence universitaire du centre de Lyon.

Placé en détention provisoire, l'homme a été extrait de sa cellule il y a quelques jours pour être entendu à nouveau par les enquêteurs, après qu'ils eurent constaté que ses empreintes auditives correspondaient à celles relevées sur la scène de quelque 80 cambriolages. L'homme est passé aux aveux.