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Libération pour l'activiste Abdallah et appel du parquet

Partisans de Georges Ibrahim Abdallah près de la résidence officielle de l'ambassadeur de France à Beyrouth. Un tribunal d'application de peines de Paris a accepté mercredi la libération conditionnelle de cet activiste libanais, condamné à perpétuité et e

Partisans de Georges Ibrahim Abdallah près de la résidence officielle de l'ambassadeur de France à Beyrouth. Un tribunal d'application de peines de Paris a accepté mercredi la libération conditionnelle de cet activiste libanais, condamné à perpétuité et e - -

PARIS (Reuters) - Un tribunal d'application de peines de Paris a accepté mercredi la libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, condamné...

PARIS (Reuters) - Un tribunal d'application de peines de Paris a accepté mercredi la libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, condamné à perpétuité pour des assassinats, mais le parquet a aussitôt fait appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Cet appel suspensif maintient l'ex-chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (Farl) en détention dans l'attention de l'examen de son cas, qui peut prendre plusieurs mois, a-t-on précisé au cabinet du procureur.

Emprisonné depuis 1984, Georges Ibrahim Abdallah, Libanais, a été condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans l'assassinat de trois diplomates en France, malgré des menaces d'attentats et les réquisitions de l'avocat général qui avait demandé une peine de dix ans de réclusion.

Considéré comme proche du régime iranien, il avait été reconnu coupable dans les dossiers des assassinats de l'Américain Charles Robert Ray et de l'Israélien Yacov Barsimantov en 1982 et de la tentative d'assassinat du consul américain à Strasbourg Robert Onan Homme en 1984.

La vague d'attentats de 1985 et 1986 à Paris, que l'Iran était soupçonné d'avoir inspirée et qui avait fait treize morts, avait pour but officiel de faire libérer Georges Ibrahim Abdallah et deux autres personnes, le Libanais Anis Naccache et l'Arménien Varoujian Garabedjian.

En novembre 2003, Georges Ibrahim Abdallah avait déjà obtenu une décision de libération conditionnelle en première instance, annulée en appel.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse