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Les radars « vitesse moyenne » font leur apparition

Le premier radar « vitesse moyenne » ou « radar tronçon » sera installé ce mercredi à Beure, dans le Doubs

Le premier radar « vitesse moyenne » ou « radar tronçon » sera installé ce mercredi à Beure, dans le Doubs - -

Une nouvelle génération de « radars tronçons » arrive au bord des routes dès ce mercredi. Il s'agit de radars mesurant la vitesse moyenne des véhicules sur plusieurs kilomètres. Une quarantaine d’entre eux devraient être mis en place d’ici la fin de l’année.

Le premier radar « vitesse moyenne » ou « radar tronçon » sera installé ce mercredi à Beure, dans le Doubs, précisément dans le tunnel sur la nationale 57 qui contourne Besançon. Il devrait entrer en service le 26 juin pour une période de test. Un deuxième radar de ce type sera installé mardi prochain sur le pont de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Une quarantaine d'autres seront mis en place d'ici la fin de l'année. Il y aura d'abord une période de test jusqu’au mois d’août, date à laquelle les conducteurs en infraction seront verbalisés.

Pas de flash, mais de petites caméras

Ces nouveaux radars ne ressemblent pas à ceux que l’on connaît. Ce sont des petites caméras placées en haut d'un poteau au bord de la route. Pas de flash donc mais un système infrarouge avec un lecteur automatique de plaque d'immatriculation. Au début de la zone de radar, une caméra enregistre la vitesse du véhicule. Même chose quelques kilomètres plus loin. Avec ces deux vitesses enregistrées, en entrée et en sortie de zone de radars, la vitesse moyenne du véhicule est alors calculée.

Installés dans des zones dangereuses

Ces nouveaux radars seront annoncés par des radars pédagogiques qui vous informeront de votre vitesse. La Sécurité routière annonce par ailleurs qu'ils seront « prioritairement déployés sur des portions de route (...) acccidentogènes » : routes avec de nombreux virages, rétrécissements de voie, franchissements de tunnel et de pont.

« Un changement net dans la conduite des personnes »

D’autres pays avant la France connaissent déjà ces « radars tronçon ». Parmi eux l'Italie, la Grande-Bretagne, l'Espagne et la Norvège par exemple. Dans ces pays, l’efficacité de ces nouveaux radars n’est plus à démontrer. « En tant que conducteur j’ai déjà essayé ce procédé, en Espagne notamment, sur une route à deux fois deux voies très sinueuse. J’ai, pour ma part, constaté un changement net dans la conduite des personnes. Et ça amène les gens à adapter leur vitesse et ça a un côté pédagogique aussi », explique sur RMC Laurent Hecquet, consultant, spécialiste de l'automobile.

« Encore une machine à fric »

Face à l’annonce de l’apparition de ce nouveau type de radars, les automobilistes réagissent parfois très mal, à l’image de Brice qui est chauffeur de taxi : « C’est encore une machine à fric comme les précédents ». Mais après réflexion ces « radars tronçons » lui apparaissent peut-être meilleurs que les radars classiques ou automatiques. « A la limite, je préfère ces nouveaux radars parce qu’ils calculent votre vitesse sur une longue distance. On ne peut pas rouler le nez sur le compteur, ce qui est le cas aujourd’hui. Au moins, là, je sais que sur une longue distance ils ne nous auront jamais ».

« Les anciens comportements sont rendus obsolètes »

Frédéric Péchenard est délégué interministériel à la Sécurité routière. Pour lui ces nouveaux radars ont un réel avantage : « On s’est aperçu qu’un certain nombre de conducteurs pilaient en voyant un radar puis, juste après, accéléraient. Ce type de radars rendra obsolète ce types de comportements ».

La Rédaction avec Yann Abback