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Les policiers réclament la fin de la surveillance de la maison de Marine Le Pen

Marine Le Pen, le 11 juin 2017

Marine Le Pen, le 11 juin 2017 - Denis Charlet / AFP

Le syndicat Alliance a demandé que soit mis fin à la mission de surveillance autour de la maison de Marine Le Pen. Les syndicalistes estiment que ces gardes seraient chronophages, accomplies dans des conditions difficiles et conduiraient à tenir éloignés du terrain des agents qui pourraient être mieux employés ailleurs.

Depuis 18 mois, des policiers surveillent la maison de Marine Le Pen dans la coquette commune de La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines. Les agents maintiennent leur vigilance, même en l'absence de la présidente du Front national. Et visiblement, ça ne peut plus durer pour ces derniers, comme l'explique ici Le Parisien

Le préfet a écrit au ministère de l'Intérieur

Le syndicat policier Alliance s'insurge en effet contre cette situation. Il demande qu'on mette un terme à ces gardes. Selon ses membres, cette mission pose plusieurs problèmes. Tout d'abord, elle empêche les fonctionnaires du commissariat de pouvoir bénéficier de meilleurs horaires. De plus, elle tient des agents éloignés du terrain.

Enfin, la question des conditions de travail pour les policiers est également au centre de leur revendication: "Ce travail se fait dans des conditions inadmissibles. Les policiers gardent la maison parfois durant 8 heures de suite sans relève, sans pouvoir aller aux toilettes, dans un véhicule non climatisé. La semaine dernière, avec une température de 45 degrés dans la voiture. Il a fallu intervenir pour qu’il leur soit fourni un véhicule climatisé", pointe Julien Le Cam, secrétaire régional adjoint d'Alliance. 

La direction nuance ce dernier propos mais ne prend pas la controverse à la légère pour autant. Le préfet a d'ailleurs écrit au ministère de l'Intérieur pour qu'une solution soit trouvée. 

R.V.