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Les palais de justice de Clermont-Ferrand et Saint-Étienne évacués après une fausse alerte à la bombe

L'entrée du palais de justice de Clermont-Ferrand, le 6 février 2014.

L'entrée du palais de justice de Clermont-Ferrand, le 6 février 2014. - THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Une enquête a été ouverte afin de tenter d'identifier l'auteur de l'appel mensonger. Les investigations ont été confiées aux services de police judiciaire de Clermont-Ferrand et de Saint-Étienne.

Environ 400 personnes ont été évacuées des palais de justice de Clermont-Ferrand et Saint-Étienne à la mi-journée, après une fausse alerte à la bombe, ont indiqué lundi les parquets de Clermont-Ferrand et de Saint-Étienne à l'AFP.

"Un individu a appelé le palais de justice de Clermont vers 11h30 pour indiquer que des explosifs avaient été introduits dans le bâtiment par le personnel chargé du ménage et qu'une explosion aurait lieu entre 13 heures et 14 heures", a détaillé le procureur de la République de Clermont-Ferrand Éric Maillaud.

Suspension des audiences

Les audiences en cours ont été immédiatement suspendues et "environ 200 personnes" ont été évacuées, a précisé Éric Maillaud. 

Le bâtiment a été fermé pendant près de deux heures à la mi-journée, afin de permettre à la police de vérifier et sécuriser les salles du tribunal qui s'étend sur environ 17.000 m², selon lui. L'activité a pu reprendre peu après 14h30.

Périmètre de sécurité

L'homme - qui avait aussi raconté avoir été pris en otage par des terroristes l'ayant selon lui revêtu d'un gilet d'explosifs - avait ajouté que le palais de justice de Saint-Étienne était également visé, a indiqué Éric Maillaud.

Environ 200 personnes ont donc également été évacuées du palais de justice de Saint-Étienne peu après midi et ont pu le réintégrer en début d'après-midi, selon le parquet de cette ville.

"À l'issue d'une fouille minutieuse des lieux effectuée par les services de police, qui avaient par ailleurs installé un périmètre de sécurité autour du palais de justice, le personnel du tribunal judiciaire, où se déroule actuellement une session de la cour d'assises de la Loire, a pu réintégrer le bâtiment", a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Saint-Étienne, David Charmatz.
"Les services de police judiciaire de Clermont-Ferrand et de Saint-Étienne ont été co-saisis d'une enquête pour tenter d'identifier les auteurs de cet appel mensonger", a-t-il précisé.
C.M. avec AFP