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Les frères Bogdanoff nient toute escroquerie

Igor et Grichka Bogdanoff en 2015.

Igor et Grichka Bogdanoff en 2015. - Eric Piermont - AFP

Igor et Grishka Bogdanoff proclament leur innocence ce vendredi soir dans un communiqué émis par leurs avocats. Ils sont soupçonnés d'escroquerie et tentative d'escroquerie sur une personne vulnérable et mis en examen à ce titre depuis jeudi.

Mis en examen pour escroquerie sur personne vulnérable et tentative d'escroquerie, les jumeaux Bogdanoff nient toute implication et contre-attaquent. Par l'entremise de leurs avocats, maître Edouard de Lamaze et maître Marie-Laure Barré, ils nous ont fait parvenir un communiqué pour protester de leur innocence. 

"Suite à notre surprenante mise en cause dans une affaire selon laquelle nous aurions abusé de la prétendue faiblesse d’un ami et partenaire professionnel, nous nous opposons avec toute la force de la vérité à la présentation qui a été faite de ce qui s’est réellement passé", commencent-ils. 

"Artistes désintéressés"

Célèbres initialement pour leurs émissions scientifiques, Igor et Grichka Bogdanoff font toutefois valoir que leur public les connaît "comme des artistes désintéressés". Ils se dégagent ensuite nettement des agissements qui leur sont reprochés: "Nous n’avons jamais perçu aucune somme de notre ami, contrairement à ce qui a été rapporté de manière délirante." Ils sont en effet soupçonnés d'avoir profité d'une de leurs connaissances, un producteur, faisant l'objet d'une mesure de protection.

"Lorsque nous avons rencontré, en octobre 2017, notre ami producteur du film Le NONI, où nous avions été engagés comme acteurs, ce dernier, parfaitement sain d’esprit, exerçait normalement son métier de producteur et n’était à l’époque nullement soumis ni même suspecté d’une possible mise sous tutelle.
C'est dans ce cadre que tout naturellement, il a souhaité participer à la production et à la mise en œuvre de nos projets en cours, ce que nous avons accepté de toute bonne foi. Par la suite, alors même que notre ami n’est toujours pas sous tutelle à ce jour, malheureusement, la procédure de protection dont il a récemment fait l’objet nous a créé à tous les trois un réel préjudice", se défendent-ils. 

Ils concluent en s'en remettant à la justice, et citant l'auteur de Gargantua: "Nous faisons confiance à l’instruction de cette affaire pour rétablir la vérité des faits. Rappelons-nous cette belle phrase de Rabelais : 'le temps est père de vérité'."

R.V.