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Le riche restaurateur de Barbizon a-t-il été empoisonné par sa femme?

A partir de ce mardi, Amina Friloux comparaît devant la cour d'assises de Paris. (Photo d'illustration)

A partir de ce mardi, Amina Friloux comparaît devant la cour d'assises de Paris. (Photo d'illustration) - AFP

Amina Friloux comparaît ce mardi devant la cour d'assises de Paris. Elle est accusée d'avoir tué son mari pour toucher un important héritage.

Elle est défendue par maîtres Dupond-Moretti et Malka. A partir de ce mardi, et jusqu'à vendredi, se tient le procès d'Amina Friloux, accusée d'avoir empoisonné son mari âgé de 81 ans, mort le 28 janvier 2011, rapporte Le Parisien. 

Plus jeune de 27 ans, l'épouse de Claude Friloux, riche restaurateur possédant des établissements à Barbizon et dans le 15e arrondissement de Paris, était en conflit avec la fille de ce dernier, issue d'une précédente union. En effet, inquiète de l'état de santé de son père, qui se dégradait à vue d'œil, celle-ci avait décidé de le placer sous tutelle. Une plainte avait été également déposée le 25 janvier 2011 pour suspicions de mauvais traitements, indique Le Figaro. En outre, les deux femmes étaient en désaccord au sujet de l'héritage.

La femme avait déjà puisé dans l'héritage

Ainsi, Amina Friloux, architecte, avait déjà puisé dans les comptes bancaires et les assurances vies de son mari, avec des retraits de près de 180.000 euros, toujours en janvier 2011, mais aussi l'encaissement de trois chèques sur son compte personnel, d'une somme de 48.000 euros, relate Le Figaro. 

Pour ce faire, elle avait décidé d'isoler son mari, très affaibli par des problèmes cardiaques, dans la chambre de leur appartement des Hauts-de-Seine, ou dans celle située dans la remise du restaurant parisien, équipée d'une caméra de vidéosurveillance. Chargée de veiller sur lui, elle lui administrait de lourdes doses d'antidépresseurs, mélangées à des cachets d'antivomitifs.

La fille a remis des enregistrements téléphoniques aux enquêteurs

Après le décès du restaurateur, les expertises médicales ont conclu à une intoxication médicamenteuse consécutive à un surdosage. Sur les conseils de la victime, sa fille a remis aux enquêteurs des enregistrements de conversations téléphoniques, dans lesquelles un homme, qui ne serait autre que Claude Friloux, explique qu'on cherche à "l'assassiner". D'autre part, celui-ci avait appris les nombreuses infidélités de son épouse. 

Amina Friloux a d'abord été mise en examen pour assassinat et délaissement d'une personne hors d'état de se protéger, avant d'être placée en détention durant sept mois. L'accusée a finalement été renvoyée aux assises pour administration volontaire de substances nuisibles ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Elle risque 20 ans de réclusion criminelle. 

Alexandra Milhat