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Le procès du Mediator continue à Nanterre

Le procès de Jacques Servier et des laboratoires du même nom pour "tromperie aggravée" dans l'affaire du Mediator s'est poursuivi mercredi à Nanterre, le tribunal correctionnel ayant rejeté une demande de renvoi. La défense, ainsi que certaines parties ci

Le procès de Jacques Servier et des laboratoires du même nom pour "tromperie aggravée" dans l'affaire du Mediator s'est poursuivi mercredi à Nanterre, le tribunal correctionnel ayant rejeté une demande de renvoi. La défense, ainsi que certaines parties ci - -

NANTERRE, Hauts-de-Seine (Reuters) - Le procès de Jacques Servier et des laboratoires du même nom pour "tromperie aggravée" dans l'affaire du...

NANTERRE, Hauts-de-Seine (Reuters) - Le procès de Jacques Servier et des laboratoires du même nom pour "tromperie aggravée" dans l'affaire du Mediator s'est poursuivi mercredi à Nanterre, le tribunal correctionnel ayant rejeté une demande de renvoi.

La défense, ainsi que certaines parties civiles, avaient demandé mardi son report, une instruction étant ouverte en parallèle pour les mêmes faits au tribunal de grande instance de Paris.

Le tribunal correctionnel de Nanterre a indiqué qu'il se prononcerait en fin de procès sur les autres questions soulevées.

En l'absence du principal prévenu, Jacques Servier, 91 ans, l'audience a repris mercredi avec l'exposé des faits par les parties civiles.

La charge de la preuve incombe aux victimes présumées dans cette procédure, lancée par voie de citations directes.

Retiré du marché en 2010, après plus de vingt ans de commercialisation, le Mediator provoquait des valvulopathies et de l'hypertension pulmonaire, selon la plus récente expertise.

Ce médicament pourrait être à l'origine de 220 à 300 décès à court terme et 1.300 à 1.800 décès à long terme, selon cette même expertise.

Les laboratoires Servier, qui l'ont commercialisé, sont soupçonnés d'avoir dissimulé la vraie nature du Mediator, un coupe-faim présenté comme antidiabétique.

Jacques Servier et quatre anciens responsables du groupe encourent quatre ans de prison et 75.000 euros d'amende.

Les laboratoires Servier et la société Biopharma risquent 375.000 euros d'amende.

Chine Labbé, édité par Sophie Louet