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Le plan Vigipirate est-il en train d'être allégé?

300 CRS vont rester mobilisés dans la capitale.

300 CRS vont rester mobilisés dans la capitale. - Joel Saget - AFP

Alors que la grogne monte parmi les rangs des CRS mobilisés dans le cadre du plan Vigipirate, le ministère de l'Intérieur a décidé de réorganiser les effectifs afin de soulager les fonctionnaires à Paris.

Les CRS présents à Paris vont être redéployés. C'est ce qui a été décidé par les services du ministère de l'Intérieur alors que la grogne monte dans les rangs des agents et que les arrêts se multiplient. Une situation causée par la mise en place et le maintien sur le long terme du plan Vigipirate principalement dans la capitale, après les attentats terroristes perpétrés en début d'année. 

Actuellement entre 300 et 400 fonctionnaires sont mobilisés à Paris pour assurer la sécurité des lieux qualifiés de sensibles mais aussi des gares ou aéroports. Ces CRS effectuent ces gardes en statique, sans bouger, et équipés de manière lourde.

Plus de gardes mobiles

A en croire Le Figaro, un télégramme a été envoyé depuis la place Beauvau pour redéployer les fonctionnaires présents dans la capitale. Ainsi, deux agents poursuivront les gardes statiques devant les bâtiments concernés mais deux autres procéderont à des rondes dans les différents quartiers. Un système moins fatiguant pour les agents.

Au total, à partir de vendredi, date de mise en place de ce nouveau dispositif, 300 CRS seront attachés à la sécurité dans Paris. Pour autant, le ministère de l'Intérieur assure que la sécurité restera au plus haut niveau. "Dans un certain nombre de cas, on peut privilégier des gardes dynamiques mais ça n'aura pas d'impact sur la sécurité des Franciliens et des Parisiens", promet Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Dépression et burn out

Ce réaménagement doit permettre de maintenir le plan Vigipirate encore quelques mois, alors qu'il est à son niveau maximal dans la capitale et en région parisienne et à un niveau relevé dans le reste de la France. Début avril, trois compagnies de CRS se sont mises simultanément en arrêt maladie. Journées interminables et impossibilité de prendre des repos... les arrêts maladie se multiplient pour dépression ou burn out.

Le 30 avril dernier, ce sont 44 CRS sur 74 de la même compagnie de Brest se sont mis en arrêt maladie alors que François Hollande était en déplacement dans la ville. Une manière pour eux de dénoncer leurs conditions de travail et réclamer une revalorisation de leurs indemnités. Mercredi, ils ont obtenus gain de cause sur cette dernière revendication.

J.C.