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Le meurtrier présumé de Marie-Jeanne interpellé

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Anthony Draoui, suspect N°1 du meurtre de la jeune joggeuse Marie-Jeanne il y a un an en Ardèche, a été interpellé en Espagne et conduit en France vendredi. Il devrait être mis en examen pour « homicide volontaire ».

Un an après les faits, le meurtrier présumé de Marie-Jeanne a été interpellé sur le territoire espagnol. Agée de 17 ans, la jeune joggeuse avait été tuée et brûlée en juin 2011, alors qu'elle faisait une séance de jogging en Ardèche.
Ce vendredi, Anthony Draoui, le suspect N°1, a été contrôlé dans le train France-Espagne où il se faisait passer pour un Russe. Selon une source judiciaire, «les Espagnols ont eu un doute, comme il ne parlait pas russe, et l'ont refoulé vers la France» puis remis aux forces de l'ordre françaises, qui l'ont identifié grâce à ses empreintes digitales. Le suspect se trouvait vendredi matin à la gendarmerie de Cerbère, tout proche de la frontière espagnole dans les Pyrénées-Orientales, en attendant d'être présenté au procureur de Perpignan. Il devrait être mis en examen pour « homicide volontaire » et encourt 30 ans de prison. Anthony Draoui était recherché dans le cadre de l'enquête sur le meurtre en juin 2011 de Marie-Jeanne Meyer. Il avait été arrêté dans la Drôme le jour de la découverte du corps, après avoir agressé une commerçante, puis avait disparu à l'issue de sa garde à vue. Son ADN avait été retrouvé sur la scène de crime.

« J'attendais cet instant tous les jours »

Marie-Jeanne Meyer avait disparu le 18 juin après être partie faire un jogging dans la campagne, sur les hauteurs de Tournon-sur-Rhône. Son corps partiellement carbonisé, enterré dans un trou, avait été découvert le 21 juin au soir par les gendarmes, dans une zone boisée et escarpée de la commune. Frédéric Sausset, le maire de Tournon-sur-Rhône, a fait part vendredi de son « soulagement ». « Pour nous, cette information est un vrai soulagement, en espérant que le suspect soit bien l'assassin. Symboliquement, quand on est sur une date anniversaire d'un évènement aussi tragique, on peut espérer que cette affaire va être maintenant explicitée, et jugée. On va pouvoir savoir », a-t-il réagi. « J'attendais cet instant tous les jours. Je n'avais qu'une peur, c'était qu'il se trouve en Amérique latine ou en Asie du sud-est », a-t-il ajouté.
De son côté, Jean-Philippe Meyer, le père de la victime, menait sa propre enquête depuis le décès de sa fille, désespéré par le manque d'avancée des recherches du principal suspect.

La Rédaction, avec AFP