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Le Mans: trois gilets jaunes condamnés à trois mois de prison ferme

Un rassemblement de gilets jaunes - Image d'illustration

Un rassemblement de gilets jaunes - Image d'illustration - Charly Triballeau - AFP

Le dépôt pétrolier était bloqué depuis dix jours par des manifestants.

Interpellés ce mercredi lors du déblocage du dépôt pétrolier du Mans, trois gilets jaunes ont finalement été condamnés à trois mois de prison ferme, sans mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel du chef-lieu de la Sarthe. 

Les trois hommes, âgés de 27, 30 et 35 ans, étaient jugés en comparution immédiate pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences (...) ou des dégradations de biens". 

"Tous trois avaient déjà été condamnés par le passé", a précisé à l'AFP le parquet du Mans.

Dix jours de blocage

Dans la nuit de mardi à mercredi, le dépôt pétrolier, bloqué depuis dix jours par un groupe de "gilets jaunes", avait été évacué par les forces de l'ordre.

Lors de cette intervention, des manifestants avaient incendié les barricades dressées autour des accès et constituées notamment de palettes et de pneus. Ils avaient aussi lancé des projectiles sur les forces de l'ordre. 

Les trois prévenus avaient été interpellés et placés en garde à vue. L'un d'entre eux portait une bombe au poivre et l'autre était équipé d'un couteau suisse, selon une correspondante de l'AFP.

"On était venus pacifiquement"

La défense a plaidé la relaxe, assurant que les prévenus n'avaient eu aucune intention de commettre des violences.

"En aucun cas nous n'avons participé aux barricades ou dressé des pièges. On était venus pacifiquement, nous avons servi d'exemple pour intimider tout le monde", a jugé Florent, l'un des prévenus âgé de 35 ans, à la sortie du tribunal.

Les trois hommes ont également écopé d'une interdiction de paraître aux alentours du dépôt de carburant. Le tribunal n'a pas demandé de mandat de dépôt et les peines de prison pourront être aménagées.

Plus d'une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal en soutien à ces "gilets jaunes", a constaté un photographe de l'AFP.

Hugo Septier avec AFP